En ce début de fête de l'Aïd al-Adha, le ministre syrien des Télécommunications, Abdessalam Haikal, a créé la surprise en annonçant la nomination d'un enfant, Salim Turkmani, comme porte-parole du ministère pour sa génération. Une décision inhabituelle qui suscite depuis plusieurs heures un vif débat sur les réseaux sociaux. C'est via une publication sur la plateforme X (ex-Twitter) que le ministre a officialisé cette annonce, en souhaitant une bonne fête aux Syriens et en déclarant : « Je suis heureux d'annoncer que le jeune Sélim al-Turkmani rejoint l'équipe du ministère des Télécommunications et de la Technologie de l'information comme porte-parole pour sa génération. » Un jeune passionné de technologie Agé de quelques années à peine, Salim Turkmani n'est pas un inconnu dans l'univers numérique syrien. Il est le créateur du compte @little_tech_salim sur Instagram, où il partage régulièrement du contenu vulgarisé sur la technologie, les applications et l'actualité numérique, destiné à un jeune public. À noter que la plateforme Instagram, appartenant à Meta, est interdite en Russie, un détail souligné par plusieurs internautes, même s'il ne concerne pas directement la Syrie. Une annonce symbolique ou stratégique ? La nomination a provoqué des réactions très partagées. Certains saluent une idée « fraîche et innovante » qui pourrait rapprocher l'administration des jeunes générations et susciter leur intérêt pour le secteur numérique. D'autres y voient une opération de communication ou un geste symbolique sans réelle portée, surtout au vu des défis majeurs que connaît le secteur des télécommunications dans le pays. Des voix critiques s'interrogent également sur le cadre légal et administratif de cette désignation, relevant qu'il s'agit là d'un enfant sans statut officiel clair. Un signal vers la jeunesse connectée Qu'elle soit perçue comme un coup médiatique ou une véritable tentative d'inclusion, l'initiative reflète une volonté croissante chez certains responsables de parler le langage des nouvelles générations et d'intégrer les codes de la communication numérique dans l'action publique. Reste à voir si cette démarche isolée donnera lieu à une stratégie pérenne ou si elle restera un simple clin d'œil médiatique en période de fête. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!