Un nouvel épisode de tensions diplomatiques oppose Kiev et Moscou après l'annonce par la Russie d'un prétendu report d'un échange de prisonniers et de la restitution de corps. Alors que Moscou accuse l'Ukraine de blocage, les autorités ukrainiennes dénoncent une manipulation de la vérité sur un sujet particulièrement sensible : celui des soldats disparus ou morts au combat. Accusations russes : une mise en scène médiatique ? La Russie, par la voix de Vladimir Medinski, chef de sa délégation de négociation, a affirmé que l'Ukraine avait annulé un échange de prisonniers prévu ce week-end. Il précise que 1 212 corps auraient déjà été transportés dans la zone d'échange, accompagnés d'une liste de 640 prisonniers ukrainiens correspondant aux critères définis. La délégation ukrainienne, selon Moscou, ne se serait pas présentée au point de rencontre. Réponse ukrainienne : démenti catégorique Le Centre de coordination pour le traitement des prisonniers de guerre en Ukraine a immédiatement réfuté ces affirmations. Les autorités ukrainiennes assurent avoir bien transmis les listes nécessaires à l'échange, mais dénoncent un manque de conformité des listes fournies par la Russie. « L'Ukraine attend désormais une réaction conforme aux accords initiaux », précise le communiqué officiel. Concernant la restitution des corps, un accord avait bien été établi, mais aucune date précise n'avait été arrêtée. L'Ukraine accuse la Russie de mener des actions unilatérales, non validées dans le cadre du processus conjoint. Un climat d'hostilité entretenu Le ministère ukrainien de la Défense appelle Moscou à cesser la propagation de fausses informations et à respecter les engagements pris lors des dernières négociations. Il dénonce des tentatives répétées de modifier les accords postérieurement aux échanges, fragilisant un processus déjà délicat. Un précédent récent Le 6 juin, la Russie avait déjà diffusé une information erronée sur le début d'un processus de restitution des corps, avant d'accuser l'Ukraine de refuser de rapatrier les siens. Les autorités ukrainiennes avaient alors parlé d'une instrumentalisation cynique d'un sujet humainement douloureux. Les accords d'Istanbul en ligne de mire Lors des pourparlers du 2 juin à Istanbul, l'Ukraine et la Russie avaient convenu d'un échange de 6 000 corps de soldats, ainsi que d'un échange de tous les militaires gravement blessés ou âgés de 18 à 25 ans. Deux phases d'échange de prisonniers, incluant 500 soldats ukrainiens, étaient prévues durant le week-end, selon les annonces de Volodymyr Zelensky. Conclusion : Ce nouvel imbroglio illustre une fois de plus la fragilité des engagements entre la Russie et l'Ukraine, même sur des sujets hautement humanitaires. Alors que la désinformation semble être utilisée comme arme politique, Kiev réaffirme sa volonté de respecter les accords et appelle à une coopération sincère pour soulager les familles des victimes de la guerre. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!