Jeudi 19 juin 2025, l'Iran a lancé sa plus importante salve de missiles depuis le début de la guerre avec Israël. Selon les médias israéliens, au moins 25 missiles ont frappé directement plusieurs zones, provoquant des destructions massives notamment à Tel-Aviv, Holon, Ramat Gan et Beîr Sheva. Le bilan provisoire fait état de 65 blessés, dont plusieurs en état critique. Des vidéos publiées en ligne montrent des équipes de secours fouillant des ruines encore fumantes, à la recherche de survivants. Un hôpital frappé, des quartiers détruits et riposte israélienne Parmi les cibles : l'hôpital Soroka à Beîr Sheva, qui prend en charge les soldats blessés de Gaza, a été touché de plein fouet, provoquant un effondrement partiel du bâtiment. Des patients seraient coincés sous les décombres. La Bourse israélienne à Ramat Gan a également été touchée. Selon les services d'urgence, des appels proviennent de plusieurs sites à travers le centre et le sud du pays. En réponse, l'armée israélienne a déclenché une série de frappes dans la nuit contre des cibles stratégiques en Iran, notamment le réacteur d'Arak et le site de Natanz, considéré comme essentiel au programme nucléaire iranien. L'opération aurait mobilisé 40 avions de combat. Des installations de production de missiles balistiques, des centres de stockage et des systèmes de défense aérienne ont aussi été visés, selon l'armée israélienne. Une guerre de coûts et de symboles Israël estime que la guerre pourrait coûter jusqu'à 28 milliards de dollars à son économie. Plus de 2000 familles seraient aujourd'hui sans abri. De son côté, l'Iran revendique avoir mené avec succès une 14e vague d'attaques et affirme avoir utilisé un missile Khorramshahr avec une ogive de plus d'une tonne. Les appels à la retenue se multiplient. La Chine a évacué 1600 de ses ressortissants d'Iran et plusieurs centaines d'Israël, appelant à une déescalade. Washington, pour l'heure, reste en retrait. Le président Trump a déclaré qu'aucune décision n'était prise, préférant agir « au dernier moment ». Ce flou alimente les craintes d'un embrasement généralisé. Les tensions frisent le point de non-retour Netanyahou et son ministre de la Défense Yisrael Katz ont promis de « faire payer l'Iran » et de « neutraliser ses capacités balistiques et nucléaires ». L'Iran, de son côté, met en garde contre toute implication américaine, menaçant de déclencher une réaction régionale avec l'entrée en jeu du Hezbollah. Alors que le conflit entre dans son septième jour, les pertes s'accumulent : 224 morts et 1277 blessés du côté iranien, 24 morts et près de 2000 blessés côté israélien. Les frappes croisées visent aujourd'hui les centres vitaux des deux pays. L'avenir du Proche-Orient, une fois encore, se joue sous le fracas des bombes et la pression des grandes puissances. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!