À partir de ce mardi, les trois municipalités de l'île de Djerba entament la mise en œuvre de la décision relative à la pose de sabots sur les véhicules en infraction aux règles de stationnement et d'arrêt. Cette mesure s'inscrit dans le cadre du programme « Vacances en sécurité », en préparation de la saison estivale, et vise à alléger les embouteillages et la congestion routière, ainsi que les désordres qui les accompagnent. Cette décision, réactivée par les municipalités de Houmet Souk et Midoun après une période d'interruption, sera appliquée pour la première fois par la municipalité d'Ajim. Elle a suscité des réactions contrastées : certains y voient une réponse nécessaire face au chaos provoqué par le stationnement anarchique aux carrefours, sur les trottoirs et dans d'autres espaces inappropriés, appelant à sa mise en œuvre tout au long de l'année et non uniquement en période estivale. D'autres, en revanche, rejettent la mesure en raison de l'absence de parkings payants prévus par les municipalités et appellent à revoir le schéma de circulation. Les opposants à cette décision attribuent la source du désordre à la présence de marchés hebdomadaires à l'intérieur des villes, qui entravent la circulation et provoquent des embouteillages. Ils suggèrent leur transfert hors des centres urbains comme solution, voire leur transformation partielle en aires de stationnement payant. Ils pointent également l'entrée des bus touristiques au cœur des villes comme facteur aggravant de la congestion, et proposent d'imposer leur arrêt dans des zones situées à l'extérieur des agglomérations. Une autre proposition consiste à limiter l'approvisionnement des commerces aux horaires nocturnes uniquement. Des citoyens ont, par ailleurs, exprimé leur crainte de complications lors du retrait des véhicules en infraction. Ils insistent sur la nécessité de former les agents en charge de cette opération et de tenir compte des caractéristiques techniques des véhicules afin d'éviter tout incident. L'activation de cette décision par les trois municipalités soulève ainsi la question de leur degré de préparation, notamment pour la municipalité d'Ajim qui l'applique pour la première fois. Cela implique, entre autres, la mise en place de parkings, la signalisation claire d'interdiction ou d'autorisation de stationnement, ainsi que le marquage des bordures de trottoirs. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!