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Une « bombe silencieuse » chinoise alarme les experts : vers une guerre de l'ombre à haute tension
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 01 - 2026

Un rapport publié par le site italien Scenari Economici et signé par le journaliste Fabio Lugano jette une lumière sur une nouvelle arme développée par la Chine : une bombe au graphite, présentée comme un outil stratégique redoutable capable de paralyser des pays entiers sans qu'une seule goutte de sang ne soit versée.
Cette « bombe silencieuse » ou « bombe d'obscurcissement », déjà testée par d'autres puissances dans des conflits passés, fait aujourd'hui l'objet d'un regain d'attention après sa récente médiatisation par la télévision d'Etat chinoise CCTV.
Ce média a dévoilé un extrait saisissant d'un essai balistique effectué par les forces chinoises, dans lequel un missile de précision largue 90 sous-munitions cylindriques contenant des fils de carbone chimiquement traités.
Une menace invisible... mais électrisante
Ces filaments microscopiques, hautement conducteurs, sont conçus pour provoquer des courts-circuits massifs dans les réseaux électriques : transformateurs, stations de distribution, équipements vitaux. Une seule attaque couvrirait jusqu'à 10 000 m2, provoquant un effondrement énergétique instantané, avec à la clé un blackout complet pour une zone urbaine entière.
Selon le rapport, l'engin est doté d'une ogive de 490 kg et peut atteindre une cible à 290 kilomètres de distance. S'il est avéré, ce rayon d'action permettrait à la Chine d'atteindre des infrastructures critiques dans des territoires voisins sans même franchir de frontières.
Le dispositif, attribué à la China Aerospace Science and Technology Corporation, un conglomérat étroitement lié au ministère de la Défense, n'a pas encore été officiellement nommé. Mais les experts s'accordent à y voir une version chinoise de la munition américaine BLU-114/B, utilisée par les Etats-Unis en Irak et en Serbie pour neutraliser jusqu'à 85 % de la capacité électrique des adversaires au début des conflits.
Taïwan dans la ligne de mire ?
Derrière l'aspect technologique, le sous-texte géopolitique n'échappe à personne. Plusieurs analystes évoquent Taïwan comme cible potentielle dans un scénario de confrontation sino-taïwanaise. Neutraliser son réseau électrique au début d'un conflit donnerait à Pékin un avantage stratégique majeur sans recours immédiat à la force armée.
Selon Fabio Lugano, un tel assaut « non létal » permettrait à la Chine d'affaiblir un adversaire tout en évitant les conséquences d'un affrontement frontal, notamment face à la communauté internationale.
Vers une doctrine de guerre non cinétique
La bombe au graphite s'inscrit dans une évolution doctrinale du concept de guerre, déjà théorisée en Chine depuis plusieurs années. En 2017, l'analyste militaire Chen Chundi décrivait ces armes comme « idéales pour contourner les défenses les plus solides et atteindre un effet paralysant en frappant les systèmes de commandement, de communication, de renseignement et de surveillance ».
Cette approche repose sur un principe : il n'est plus nécessaire de détruire un pays militairement si l'on peut désactiver ses fonctions vitales. Le ciblage des infrastructures numériques et électriques devient alors un levier central dans les guerres dites hybrides.
Les versions antérieures de ces bombes étaient déjà connues dans les cercles militaires chinois, mais la vidéo publiée par CCTV suggère une amélioration majeure en termes de précision, de rayon d'action et d'impact ciblé. Une intégration avec des technologies satellitaires pour corriger la trajectoire des sous-munitions est également évoquée.
Ainsi, ce dévoilement, bien que partiel, confirme le glissement progressif de la Chine vers une stratégie militaire d'asymétrie technologique, orientée vers la neutralisation des capacités ennemies plutôt que leur destruction frontale.
Alors que les tensions sino-américaines et sino-taïwanaises demeurent vives, cette bombe au graphite apparaît comme un outil parfaitement adapté aux nouvelles formes de conflit où le sabotage silencieux remplace la frappe classique.
Plus globalement, cette évolution interpelle les Etats dépendants de leurs infrastructures électriques et numériques, notamment en Europe et dans les pays du Sud, qui restent extrêmement vulnérables à ce type d'attaques électromagnétiques ou furtives, et dont la résilience cyber-énergétique devient un enjeu de sécurité nationale.
Une guerre sans bruits, sans flammes... mais pas sans conséquences.
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