La cinquième chambre criminelle, spécialisée dans les affaires de terrorisme, a rendu, mardi, son premier jugement dans l'affaire « Complot 2 » (qui concernait 21 accusés). Les peines infligées aux détenus allaient de 12 à 14 ans de prison, tandis que les fugitifs ont été condamnés à 35 ans de prison avec effet immédiat, selon une source judiciaire confirmée à la TAP. Selon la même source, le tribunal a également ordonné le placement sous surveillance administrative de tous les condamnés pour cinq ans, pour constitution d'un groupe terroriste, adhésion intentionnelle à un groupe terroriste sur le territoire de la République, utilisation du territoire de la République pour commettre des crimes terroristes, utilisation du territoire de la République pour recruter et entraîner des individus en vue de commettre des crimes terroristes, divulgation, fourniture et diffusion d'informations, et complot contre la sécurité intérieure de l'Etat. Le tribunal a également décidé l'arrêt des poursuites contre l'un des accusés. La cinquième chambre criminelle, spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis, a ajourné l'audience de l'affaire « Complot 2 » vendredi dernier, à mardi afin de rendre son jugement. L'audience a ensuite été consacrée aux plaidoiries des avocats de la défense, suite à l'interrogatoire des accusés par le tribunal mardi dernier. La chambre d'accusation, a décidé en août dernier de renvoyer 21 accusés, dont des hommes politiques, d'anciens ministres, des membres des forces de sécurité et d'anciens parlementaires, devant la chambre criminelle spécialisée dans l'examen des affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis pour les poursuivre pour « infractions à caractère terroriste ». Parmi les personnes déférées devant la chambre figurent l'ancien président du Parlement et chef du mouvement Ennahda, Rached Ghannouchi (détenu dans le cadre de plusieurs affaires), l'ancien Premier ministre Youssef Chahed (en fuite), Kamel Bedwi, Mohamed Rayan El Hamzaoui, Abdelkarim Laabidi, Habib Ellouz, Fathi El Baldi, Mehrez Zouari, Moez El Kherigi, Nadia Akacha, Kamel El Guizani, Lotfi Zitoun, Maher Zeid, Mustafa Khader, Adel Daadaa et Rafik Bouchlaka (ancien ministre des Affaires étrangères). En septembre 2023, un juge d'instruction du Pôle judiciaire de lutte contre le terrorisme, chargé d'enquêter sur les affaires de « formation d'alliance terroriste » et de « complot contre la sûreté de l'Etat », a émis des mandats d'arrêt internationaux contre 12 individus. Parmi eux figurent Youssef Chahed (ancien Premier ministre), Nadia Akacha (ancienne directrice de la présidence), Moez El Kherigi (fils de Rashid Ghannouchi), Kamel El Guizani, Mustafa Khedher, Maher Zeid et Lotfi Zitoun.
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