Les campagnes de sensibilisation et de vaccination contre la rage se sont intensifiées ces dernières semaines, après une vague de panique liée à sa propagation l'année dernière, ayant causé plusieurs décès. Dans une déclaration à Tunisie Numérique, le doyen des vétérinaires, Ahmed Rajeb, a souligné que la rage est une maladie grave et mortelle, aussi bien pour l'homme que pour l'animal. Une maladie d'origine animale Ahmed Rajeb a précisé qu'il n'existe pas de virus de la rage spécifique à l'humain : la maladie est avant tout d'origine animale. D'où l'importance cruciale de la prévention chez les animaux, notamment par la vaccination, la réduction du nombre de chiens errants, et le maintien de la propreté des espaces publics, les déchets étant un facteur favorisant la prolifération des chiens et chats. Il a également rappelé que la rage ne se transmet pas uniquement par les chiens, mais aussi par les chats, les chameaux, les chevaux et les ruminants. En cas de morsure, de griffure ou de léchage sur une plaie ouverte, il est impératif de laver la zone avec de l'eau et du savon pendant au moins 20 minutes, puis de se rendre dans le centre de santé le plus proche pour se faire vacciner. Moins de décès humains, mais la vigilance reste de mise Concernant l'évolution des campagnes de prévention, le doyen des vétérinaires a observé une amélioration de la conscience citoyenne. Au 8 juillet 2025, une seule mort par rage humaine a été enregistrée, contre quatre à la même période en 2024. Une baisse des infections animales encore insuffisante Sur le plan vétérinaire, les chiffres montrent également une amélioration, bien que modeste. Entre le début de l'année 2024 et le 8 juillet de la même année, 205 cas de rage animale avaient été confirmés sur un total de 776 prélèvements (soit 26,4 %). Pour la même période en 2025, 1039 prélèvements ont été effectués, avec 209 cas positifs, ce qui correspond à un taux de 20,1 %. Cela représente une baisse de 6,3 % des cas de rage chez les animaux. La prévention reste une priorité Ahmed Rajeb a estimé que cette baisse est encourageante, mais encore insuffisante. Il a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts, en lançant une nouvelle campagne de sensibilisation dès que possible, avant le mois d'octobre. Il a également souligné l'importance de maintenir un environnement propre afin de limiter la prolifération des chiens errants et la transmission de maladies comme la rage. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!