La culture du fruit du dragon, ou pitaya, n'est plus l'apanage des pays d'Asie ou d'Amérique latine. En Tunisie, l'agriculteur Mohamed Ben Dhaw, reconnu pour son expertise en cultures tropicales, a confirmé ce mercredi 9 juillet 2025 sur les ondes de la Radio Nationale le succès croissant de cette plante dans de nombreuses régions du pays. Djerba, Zarzis, Médenine, Gabès, Sfax, Béja, Bizerte et le Grand Tunis figurent désormais parmi les zones où la pitaya s'épanouit. Un nouveau projet ambitieux vient d'être lancé à Bekalta, dans le gouvernorat de Monastir, avec la plantation de 30 000 arbres, témoignant de l'ampleur que prend cette culture en milieu tunisien. L'une des forces de la pitaya réside dans sa capacité d'adaptation. Selon Mohamed Ben Dhaw, la plante s'intègre parfaitement dans les espaces interstitiels des oliveraies, sans perturber l'équilibre des exploitations. Elle ne nécessite ni grandes surfaces ni apports d'eau importants : 1 à 3 litres d'eau par semaine et par plant suffisent. Cette faible consommation en fait une culture stratégique dans un pays confronté au stress hydrique. Une culture à haute valeur ajoutée En plus de sa résilience face au changement climatique, la pitaya représente un enjeu économique majeur pour les agriculteurs tunisiens. Sa rentabilité élevée attire l'attention, alors que les professionnels du secteur sont en quête de solutions à la fois viables et innovantes. Avec une demande croissante sur les marchés locaux et internationaux, la production tunisienne de pitaya pourrait s'imposer dans les prochaines années comme un nouveau pilier de l'agriculture durable en Tunisie. Le fruit, au goût subtil et à la richesse nutritionnelle reconnue, trouve progressivement sa place dans les circuits commerciaux nationaux. Ainsi, le pari de la pitaya semble bien engagé en Tunisie. Portée par des initiatives individuelles et une adaptation naturelle aux contraintes locales, cette culture pourrait ouvrir la voie à une nouvelle génération d'agriculture intelligente et respectueuse de l'environnement. Reste à accompagner ce développement par des mécanismes de soutien, de formation et de commercialisation pour transformer l'essai en réussite nationale. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!