Ce vendredi 11 juillet 2025, les interventions des services concernés dans le gouvernorat de Tozeur se poursuivent afin d'effacer les traces laissées par la tempête de sable qui a frappé la région jeudi en fin d'après-midi, causant d'importants dégâts matériels dans la plupart des zones. Les opérations ont débuté dès la soirée d'hier, après l'accalmie de la tempête, avec pour première étape le dégagement des arbres tombés sur les routes principales, les habitations et à l'intérieur des quartiers résidentiels, ce qui a permis de rouvrir l'ensemble des routes de la région aux alentours de 22h, selon les déclarations de Thabet Nsibi, directeur régional de l'Equipement et de l'Habitat. Dans une déclaration à l'Agence TAP, Nsibi a précisé que la route régionale n°106, reliant les villes de Tozeur et Degache, a été la plus touchée, en raison de la chute d'arbres, notamment des palmiers et des arbres forestiers. Il a ajouté que les opérations ont repris ce vendredi matin, avec la poursuite de l'enlèvement des arbres dans certaines zones et le nettoyage des routes, en particulier l'évacuation des amas de sable. Il a assuré que le danger est désormais écarté et que l'état du réseau routier est redevenu normal. La tempête, issue de cellules orageuses, a balayé le gouvernorat jeudi en fin de journée, avec des vents atteignant les 126 km/h et une visibilité réduite à zéro, selon une source de l'Institut national de météorologie. Ce phénomène est dû à l'accumulation de chaleur au sol. Par ailleurs, la tempête a eu un impact direct sur les oasis, comme l'a confirmé Nacer Mokaddem, président de l'Union régionale de l'agriculture et de la pêche. Selon lui, plusieurs oasis, notamment celles d'Ibn Chabbat, Ben Guécha et d'autres, ont subi des pertes matérielles considérables, parmi lesquelles : * la chute d'un grand nombre de palmiers, * la perte massive de fruits tombés prématurément des régimes, * la chute de poteaux électriques alimentant les puits d'irrigation, * ainsi que l'interruption de certaines pistes agricoles, comme celle de Taâmir à Hezoua. Ces pertes viennent s'ajouter aux défis climatiques croissants auxquels la région fait face, exacerbés par l'intensification des phénomènes météorologiques extrêmes.
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