Une tentative d'assassinat visant le président iranien Masoud Pezeshkian a été révélée par l'agence iranienne Fars, qui a publié ce dimanche de nouveaux détails sur un raid israélien mené le 15 juin dernier à Téhéran. L'attaque aurait visé un réunion du Conseil suprême de sécurité nationale, réunissant les plus hauts responsables de l'Etat iranien, dont les présidents des trois pouvoirs et plusieurs figures militaires de premier plan. Une attaque ciblée dans les sous-sols de Téhéran Selon Fars, l'attaque israélienne aurait été planifiée pour coïncider avec cette réunion confidentielle, tenue dans les sous-sols d'un bâtiment sécurisé à l'ouest de Téhéran. L'agence précise que six bombes larguées par des avions de combat israéliens ont ciblé les entrées, les issues de secours et les conduits d'aération du bâtiment, dans une tactique similaire à celle utilisée dans le passé contre le Hezbollah libanais, notamment lors de l'assassinat du chef du mouvement, Hassan Nasrallah. Malgré l'ampleur de l'attaque, les participants ont réussi à s'extraire par une issue de secours discrète préalablement aménagée, selon la même source. Le président Masoud Pezeshkian aurait été légèrement blessé au pied, tout comme plusieurs autres hauts responsables iraniens présents. L'information n'avait pas été rendue publique auparavant, probablement pour éviter d'accentuer la tension avec Israël en pleine confrontation régionale. Les autorités iraniennes soupçonnent désormais une infiltration au sein des appareils sécuritaires du pays, évoquant la précision exceptionnelle du renseignement israélien sur la localisation, l'heure et les participants à cette réunion. Une enquête interne a été ouverte pour déterminer d'éventuelles complicités internes. Un épisode d'une escalade militaire sans précédent Cette attaque s'inscrit dans le cadre d'une escalade militaire directe entre Israël et l'Iran qui a débuté le 13 juin, avec le soutien logistique des Etats-Unis. Pendant 12 jours, Israël a mené des frappes aériennes intensives sur des cibles militaires, scientifiques et civiles à travers l'Iran, incluant des sites nucléaires sensibles, des bases de missiles balistiques et des quartiers généraux militaires. Téhéran a répliqué en lançant des missiles balistiques et des drones sur des installations israéliennes stratégiques, notamment des centres de renseignement, des bases militaires et des infrastructures sensibles. La riposte iranienne, bien que massive, a été partiellement neutralisée par le bouclier antimissile israélien, selon les médias israéliens. Face au risque d'un conflit régional élargi, Washington a imposé le 24 juin un cessez-le-feu, mettant fin à la spirale de violence. Cependant, la révélation de cette tentative d'assassinat ciblée pourrait remettre en question la stabilité de cet accord tacite, d'autant que les tensions restent vives dans le golfe Persique et autour des installations nucléaires iraniennes. L'attaque soulève également des interrogations sur les capacités israéliennes à frapper le cœur du pouvoir iranien, malgré les défenses redoublées autour de Téhéran. Elle met en lumière une intensification de la guerre de l'ombre entre les deux puissances régionales. Ainsi, la tentative d'assassinat du président Pezeshkian marque une nouvelle étape dans la confrontation stratégique entre l'Iran et Israël, et souligne la vulnérabilité croissante des Etats face à des frappes de précision et à la guerre de renseignement. Alors que les deux pays observent une trêve instable, la menace d'une nouvelle escalade demeure bien réelle, avec des conséquences régionales et internationales potentiellement graves. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!