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Dossier spécial | Fécondation in vitro en Tunisie : chiffres, secrets de réussite, coûts et lois méconnues ! [Vidéo et photos]
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 01 - 2026

Les enfants... parure des foyers, joie de la vie, rêve de tout couple et l'une des plus grandes bénédictions de Dieu. Mais bien souvent, le retard ou l'impossibilité de concevoir devient un fardeau qui transforme la vie des couples en véritable souffrance. Toutefois, grâce aux avancées scientifiques dans le domaine de la santé, ces problèmes sont devenus en grande partie surmontables.
La Tunisie, de son côté, a toujours été un pays pionnier dans le domaine médical, avec des médecins de renom veillant à la santé des patients grâce à des techniques modernes et innovantes – notamment la fécondation in vitro (FIV), ou bébé-éprouvette, dont nous dévoilons tous les aspects dans ce dossier, avec le Dr Marouane Brahem, professeur agrégé à la Faculté de Médecine de Tunis, spécialiste en gynécologie-obstétrique, responsable du service d'assistance médicale à la procréation à l'hôpital Aziza Othmana.
La FIV : en quoi consiste-t-elle et depuis quand est-elle pratiquée en Tunisie ?
Le Dr Brahem a expliqué à Tunis Numérique que cette technique est envisagée seulement après un certain nombre d'étapes et lorsque la grossesse naturelle devient quasiment impossible.
Il précise que l'appellation « bébé-éprouvette » ne signifie pas que l'embryon est placé dans un tube, mais que la fécondation a lieu en dehors de l'utérus. En Tunisie, la FIV a commencé à être pratiquée dans les années 1990, d'abord dans les cliniques privées, avant d'être adoptée dans les hôpitaux publics tels que Farhat Hached à Sousse et Aziza Othmana à Tunis. Rappelons que la première tentative mondiale remonte à 1944 et que le premier succès a eu lieu en 1978.
Cette technique est désormais bien implantée en Tunisie et concerne plusieurs centres, notamment l'hôpital Aziza Othmana, l'hôpital militaire et Farhat Hached, en plus de deux nouveaux centres en cours d'ouverture à Monastir et Sfax. Un troisième est prévu à Bizerte.
À cela s'ajoutent environ 18 centres privés spécialisés dans l'assistance à la procréation, selon le Dr Brahem.
Comment se déroule la FIV et quelles en sont les conditions ?
La FIV est un processus complexe, composé de nombreuses étapes. Tout commence par un examen du couple et des analyses pour identifier le problème et déterminer s'il est nécessaire d'avoir recours à la FIV – cela peut concerner des cas d'obstruction des trompes, d'insuffisance de spermatozoïdes ou d'ovocytes, ou encore l'âge avancé. Parfois, une intervention chirurgicale est requise, mais la FIV reste souvent l'ultime recours.
Les ovocytes sont prélevés chez la mère, les spermatozoïdes chez le père, puis la fécondation se fait en laboratoire, hors de l'utérus, avant de réimplanter l'embryon dans l'utérus maternel.
Bien que théoriquement simple, cette procédure est hautement technique et dépend de plusieurs conditions de réussite.
Etapes de la FIV :
* Réalisation des analyses médicales nécessaires
* Analyses immunitaires pour vérifier la compatibilité du couple
* Stimulation ovarienne par injections quotidiennes pendant 12 jours
* Ponction des ovocytes sous anesthésie locale ou générale
* Vérification de la maturité des ovocytes au laboratoire
* Recueil du sperme du conjoint le jour de la ponction
* Fécondation naturelle en laboratoire ou micro-injection (ICSI)
* Surveillance du développement embryonnaire dès le deuxième jour
* Réimplantation de l'embryon dans l'utérus au 2e, 3e ou 5e jour, sans anesthésie
Et après la réimplantation ? Y a-t-il des précautions particulières pour la femme ?
Le Dr Brahem indique que c'est l'une des questions les plus fréquentes. Il affirme qu'après la FIV, la femme peut reprendre une vie normale. Être enceinte n'est pas une maladie, et les études ont montré que le taux de réussite est plus élevé chez les femmes qui poursuivent leurs activités quotidiennes que chez celles qui restent alitées.
Un couple sur six consulte pour des problèmes de fertilité !
Toujours selon le Dr Brahem, l'assistance médicale à la procréation devient une des principales raisons de consultation chez les gynécologues, puisque un couple sur six consulte au moins une fois pour des difficultés à concevoir, pouvant être traitées par des moyens naturels, médicamenteux ou chirurgicaux.
Entre 12 000 et 15 000 ponctions d'ovocytes par an en Tunisie
Lorsque les traitements échouent, la FIV devient une option envisagée par des couples souvent déjà préparés psychologiquement. En Tunisie, environ 12 000 à 15 000 ponctions d'ovocytes sont réalisées chaque année, tous secteurs confondus.
Peut-on choisir le sexe du bébé ? Et avoir des jumeaux par FIV ?
La réponse est non concernant le choix du sexe, car la loi tunisienne l'interdit, bien que ce soit techniquement possible. Quant aux méthodes naturelles supposées influencer le sexe du bébé (alimentation, positions, etc.), elles sont scientifiquement infondées.
En revanche, les grossesses gémellaires sont possibles en FIV : le couple peut choisir d'implanter un ou deux embryons, bien que les médecins privilégient un seul embryon pour limiter les risques.
Combien de fois peut-on avoir recours à la FIV ? Y a-t-il une limite d'âge ?
Le taux de réussite de la FIV n'est pas de 100 %, il varie entre 20 % et 40 %, selon les cas. Plus on tente, plus on augmente les chances. Il n'y a pas de limite du nombre de tentatives, tant que les conditions sont réunies. Cela est valable dans le public comme dans le privé.
Cependant, l'âge est un facteur crucial, aussi bien pour les femmes que pour les hommes. Après 43 ans, la qualité des ovocytes diminue fortement. Le taux de réussite chute à 2 % – 5 % après 43 ans, et 5 % – 10 % entre 42 et 45 ans. C'est pourquoi la loi tunisienne interdit la FIV pour les femmes de plus de 43 ans.
Quel est le coût d'une FIV en Tunisie ?
C'est une question fréquente. Le Dr Brahem explique que l'hôpital Aziza Othmana est conventionné avec la CNAM (Caisse nationale d'assurance maladie). Une femme qui effectue la procédure dans cet hôpital ne paie que 65 dinars pour la ponction et la réimplantation. Quant aux médicaments, la CNAM prend en charge une grande partie de leur coût, quel que soit le régime d'assurance.
La CNAM couvre jusqu'à trois tentatives par couple, ce que le Dr Brahem considère comme une fierté pour la Tunisie, l'un des rares pays au monde à offrir ce soutien via l'assurance maladie.
Dans le secteur privé, le coût d'une FIV se situe entre 2 000 et 3 000 dinars, en fonction du centre, avec possibilité également de bénéficier d'un remboursement partiel pour les médicaments via la CNAM.
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