Le Maroc traverse une onde de choc après le drame qui a touché Bashir, un adolescent de 13 ans, victime d'un viol collectif début août dans la ville de Moulay Abdellah Amghar, au sud de Casablanca. L'affaire soulève l'indignation et mobilise la société civile autour de la protection des mineurs et de la prévention des violences sexuelles. Un adolescent en quête de survie Issu d'une famille modeste et accompagné de sa mère handicapée, Bashir s'était rendu à la fête régionale de Moussem pour travailler et subvenir aux besoins des siens. Comme beaucoup de jeunes en situation de précarité, il vendait des sacs et aidait les automobilistes à stationner. Mais ce qui devait être une simple journée de labeur s'est transformé en cauchemar. Selon les premiers éléments de l'enquête, une dizaine de jeunes hommes, dont certains mineurs, l'ont drogué avant de le soumettre à un viol collectif. Après avoir tenté de rejoindre sa famille à Youssoufia, l'adolescent a été conduit d'urgence à l'hôpital de Marrakech. Les examens ont confirmé l'agression. « Ce que nous avons vu à l'hôpital était très douloureux. Toute négligence ou tout retard dans le traitement de cette affaire sera interprété comme une trahison envers la victime, sa famille et la société », a alerté Hamid Raudi, coordinateur de l'Association marocaine des droits humains (AMDH) à Youssoufia. Une réponse judiciaire attendue La police marocaine a déjà interpellé cinq personnes, tandis que d'autres suspects restent activement recherchés. Les familles, associations et observateurs réclament un traitement rapide et exemplaire du dossier afin de restaurer la confiance dans la justice et d'envoyer un message fort contre l'impunité. Sur les réseaux sociaux, le mot-dièse #AllForBashir s'est propagé rapidement. Il incarne un mouvement de solidarité envers l'adolescent et appelle à des mesures renforcées pour protéger les enfants et adolescents contre les violences sexuelles. Un signal d'alerte pour la jeunesse Au-delà du drame individuel, cette affaire rappelle aux jeunes les dangers liés à certaines fréquentations et situations de vulnérabilité. Elle met également en lumière la nécessité d'une vigilance collective : protéger les plus fragiles, signaler les comportements suspects et sensibiliser à la gravité des violences sexuelles. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!