La Tunisie prend part aux travaux du deuxième Sommet africain sur le climat qui se tient du 8 au 10 septembre 2025 dans la capitale éthiopienne, Addis-Abeba. Cette rencontre continentale, organisée sous l'égide de l'Union africaine, rassemble les dirigeants africains pour forger une position commune avant la COP30 prévue en novembre au Brésil. L'événement s'inscrit dans la continuité de la première édition tenue à Nairobi en 2023 et vise à renforcer la voix de l'Afrique dans les négociations climatiques internationales. Pour la Tunisie, qui fait face aux conséquences directes du changement climatique en Afrique du Nord, cette participation revêt une importance stratégique particulière. Une préparation diplomatique intensive À l'approche de la COP30 prévue en novembre au Brésil, les Nations Unies et le gouvernement éthiopien exhortent les pays africains à saisir l'opportunité historique du Sommet africain pour le climat. La Tunisie s'engage dans cette démarche collective pour élaborer une stratégie continentale cohérente face aux enjeux climatiques. Les discussions portent sur la mobilisation des financements climatiques, l'adaptation aux changements environnementaux et la transition énergétique. Les délégués tunisiens participent activement aux sessions de négociation pour faire entendre les spécificités méditerranéennes dans l'agenda africain. Cette coordination préalable permet aux pays du continent de peser davantage dans les négociations mondiales en présentant un front uni. L'Afrique du Nord exposée aux bouleversements climatiques C'est en Afrique du Nord, aux prises avec des canicules extrêmes ayant alimenté des incendies de forêt en Algérie et en Tunisie en 2022, que le réchauffement a été le plus rapide. La région maghrébine connaît une vulnérabilité accrue face aux phénomènes météorologiques extrêmes, plaçant la Tunisie en première ligne des pays africains nécessitant des mesures d'adaptation urgentes. Les épisodes de sécheresse prolongée, les inondations soudaines et la dégradation des ressources hydriques constituent autant d'enjeux prioritaires pour les autorités tunisiennes. Le sommet d'Addis-Abeba offre l'occasion d'échanger sur les meilleures pratiques régionales et de solliciter un soutien technique et financier international. La position géographique de la Tunisie en fait un laboratoire d'expérimentation pour les solutions d'adaptation climatique en zone méditerranéenne. Innovation et jeunesse au cœur des solutions climatiques L'Union Africaine met en œuvre la deuxième phase du Pôle d'innovation, qui se tiendra lors du Sommet Africain sur le Climat à Addis-Abeba du 8 au 10 septembre 2025. La Tunisie mise sur l'innovation technologique et l'entrepreneuriat vert pour développer des réponses adaptées aux enjeux environnementaux. Les jeunes entrepreneurs tunisiens bénéficient de cette plateforme continentale pour présenter leurs projets et accéder à des financements spécialisés. L'accent mis sur l'innovation permet d'explorer des solutions locales reproductibles à l'échelle régionale. Ces initiatives entrepreneuriales constituent un vecteur d'emploi vert et de développement durable pour l'économie tunisienne. Le sommet d'Addis-Abeba marque une étape décisive dans l'affirmation de l'Afrique comme acteur incontournable des négociations climatiques mondiales. Placée sous le thème « Dialogues pour l'ambition et la mise en œuvre », cette semaine d'échanges ambitionne de rapprocher les décisions globales en matière de climat des actions concrètes menées sur le terrain. La participation tunisienne s'inscrit dans cette dynamique continentale visant à transformer les engagements internationaux en réalisations tangibles. Les résultats de ce sommet orienteront les positions africaines lors de la COP30 et détermineront les priorités du continent pour la décennie à venir. La Tunisie sort de cette rencontre avec de nouveaux partenariats et une feuille de route actualisée pour sa politique climatique nationale. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!