Le chantier va vite, comme les trains à grande vitesse (TGV) qui circuleront sur ces rails à terme. Le 24 avril dernier le monarque Mohammed VI a posé la première pierre de la Ligne à grande vitesse (LGV) Kénitra–Marrakech. 4 mois après les progrès sont fulgurants. Quelque 3500 hectares ont été dégagés pour loger les installations, des millions de mètres cubes de terrassement ont vu le jour et déjà les premiers rails ont été livrés. Le projet d'une envergure de 430 kilomètres prend forme à une cadence très rapide. Cap sur le prolongement de la LGV Tanger–Kénitra, la première du genre dans le continent africain. Cette extension permettra de faire la jonction, dans un temps très court, entre les plus grandes métropoles du royaume : Kénitra, Rabat, Casablanca et Marrakech. Autre avantage : la desserte directe des aéroports et stades de ces agglomérations. L'interconnexion entre les infrastructures de transport et les sites stratégiques tireront vers le haut l'économie nationale. Par ailleurs des pans entiers du territoire seront désenclavés et le Maroc fera le saut de la mobilité moderne et écologique. Le projet est scindé en 13 lots de génie civil : 8 sont dévolus aux terrassements et ouvrages d'art, 3 au viaduc, 1 au tunnel de Rabat et 2 à la voie classique. Les données chiffrées donnent une indication sur la dimension du chantier : 4 millions de mètres cubes de terrassements déjà achevés, 1,5 million de tonnes de ballast, 500 000 traverses et 600 000 tonnes de rails réceptionnées. La production de ballast et de traverses, qui a débuté dès janvier 2024, couvre régulièrement les besoins. Les contrats des rails et appareils de voie ont été signés et les premières livraisons ont été faites. Au niveau ferroviaire, les entreprises qui ont gagné les marchés des voies et des caténaires sont entrées en action. La signalisation et les télécommunications GSM-R sont sur orbite. Sur certains tronçons, tels qu'Agdal-Aïn Atiq, le chantier affiche déjà un taux de réalisation de 65%. Parallèlement aux rails il y a la modernisation des gares et la mise en place d'infrastructures de maintenance de pointe. Les concours d'architecture ont fait briller les concepteurs des gares LGV, sauf pour la future gare de Hay Riad, laquelle a précédé les autres et est presque bouclée. Ce sera la première installation opérationnelle. La construction de technicentres et de centres de maintenance avance à grands pas également. L'enveloppe initiale du projet est de 67 milliards de dirhams, dont 53 milliards pour l'infrastructure LGV et 14 milliards pour l'efficience et la maintenance des voies. C'est tout simplement l'un des plus programmes les plus aboutis impulsés par le Maroc au 21e siècle. Il y a la portée nationale en termes de retombées économiques mais aussi de rayonnement international du pays. Tourisme, affaires, grands événements sportifs, rencontres internationales… : Ce méga projet, couplé à la dynamique des ports et aéroports, changera le visage du royaume. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!