Alors que le troisième trimestre 2025 touche à sa fin, les marchés mondiaux de l'énergie et du pétrole continuent de souffrir d'un climat pessimiste. Plusieurs analystes et observateurs prévoient un effondrement des prix du pétrole en 2026, pouvant atteindre le seuil des 50 dollars le baril. Ce lundi, les contrats à terme pour le mois de novembre du Brent se négociaient à 69 dollars le baril, soit une baisse de plus de 10 dollars par rapport au pic annuel de 81 dollars. Le WTI (West Texas Intermediate) pour livraison en novembre s'affichait à 65 dollars le baril, contre 78 dollars en janvier dernier. Une baisse marquée en 2025 Selon des données publiées par le site américain Oil Price, le prix du brut s'échange en moyenne 15 dollars en dessous du niveau enregistré en 2024. Cette tendance baissière est alimentée par plusieurs facteurs : * la décision de l'OPEP+ d'augmenter sa production, * le ralentissement de la croissance économique mondiale, * et la montée des tensions commerciales, qui ont pesé sur la demande. Des institutions financières de Wall Street alertent désormais sur une possible surabondance de l'offre, ce qui pourrait accentuer la pression à la baisse et plomber davantage les cours du pétrole l'année prochaine. Goldman Sachs mise sur un surplus massif La banque américaine Goldman Sachs prévoit un excédent de 1,9 million de barils par jour en 2026, lié à l'assouplissement progressif des réductions de production de l'OPEP+ et à l'augmentation de l'offre en provenance des Amériques. Cette perspective alimente les craintes d'un retour du baril à 50 dollars l'année prochaine. Standard Chartered anticipe un rebond À l'inverse, la banque internationale Standard Chartered estime que les prix du pétrole pourraient remonter en 2026, portés par une hausse de la demande et par des mesures de relance économique. Dans une note, ses analystes soulignent que : * la production américaine a atteint son plus haut niveau de l'année, ce qui pourrait contraindre certains producteurs à réduire leurs volumes en raison de la faiblesse des prix ; * les guerres commerciales et les droits de douane pourraient stimuler des politiques monétaires accommodantes, notamment des baisses de taux d'intérêt aux Etats-Unis, et inciter la Chine à lancer de nouveaux plans de relance. Par ailleurs, les attaques ukrainiennes contre les infrastructures énergétiques russes ont forcé Moscou à réduire l'activité de ses raffineries et à augmenter ses exportations de brut. Selon les données de suivi maritime, les exportations de pétrole russe transporté par voie maritime ont atteint en août leur plus haut niveau depuis 16 mois, à 3,62 millions de barils par jour. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!