La New York Times a révélé qu'un vol charter transportant 100 ressortissants iraniens a quitté la Louisiane dans la soirée du lundi 29 septembre 2025, à destination de l'Iran via le Qatar. Cette décision, ordonnée par l'administration du président américain Donald Trump, a suscité de vives réactions et ravivé les critiques sur sa politique migratoire. Un signal fort de la politique migratoire de Trump Selon des responsables iraniens impliqués dans les négociations et un responsable américain, l'avion devait atterrir à Téhéran ce mardi. Cette opération constitue l'un des gestes les plus marquants de la Maison Blanche en matière de rapatriement forcé des migrants, et ce indépendamment des risques de violations des droits humains qu'ils pourraient encourir dans leur pays d'origine. Des précédents déjà contestés Plus tôt dans l'année, les autorités américaines avaient déjà expulsé des Iraniens vers l'Amérique centrale, notamment au Costa Rica et au Panama. Parmi eux figuraient des personnes ayant embrassé le christianisme et craignant la persécution religieuse en Iran. Ces expulsions avaient donné lieu à une vague de procédures judiciaires intentées par des associations de défense des migrants, dénonçant une violation flagrante des principes de protection humanitaire. Des expulsions rendues difficiles par l'absence de relations diplomatiques Le renvoi de ressortissants iraniens demeure une opération complexe, en raison de l'absence de relations diplomatiques régulières entre Washington et Téhéran. Faute de documents de voyage délivrés rapidement, les autorités américaines se retrouvent souvent contraintes de maintenir ces migrants en centres de détention pendant des mois ou de les relâcher sur le sol américain. En 2024, à titre de comparaison, seules vingt expulsions d'Iraniens avaient pu être effectuées sur des vols commerciaux, un chiffre déjà considéré comme élevé par rapport aux années précédentes. Entre départs volontaires et expulsions forcées D'après des sources iraniennes, la liste des passagers comprenait des hommes et des femmes, dont plusieurs couples. Certains auraient accepté de rentrer volontairement après une longue détention, tandis que d'autres ont été expulsés de force. La plupart avaient vu leurs demandes d'asile rejetées ou n'avaient pas encore eu l'opportunité de comparaître devant un juge. Une coopération inédite entre Washington et Téhéran Cet épisode illustre une coopération inhabituelle entre les deux pays, après plusieurs mois de négociations discrètes ayant abouti à l'organisation de ce vol. Une opération qui, selon les observateurs, met en lumière les contradictions d'une politique migratoire ferme de l'administration Trump, tout en soulevant des inquiétudes croissantes quant au respect des droits fondamentaux des personnes expulsées. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!