Le ministre des Technologies de la communication, Sofiane Hemissi, a mis en garde contre la progression fulgurante de la cybercriminalité dans le monde, soulignant que les menaces sont devenues « de plus en plus complexes et diversifiées ». Une attaque toutes les 39 secondes Intervenant en marge d'un colloque national intitulé « Les cybercrimes à l'ère de l'intelligence artificielle et des évolutions technologiques récentes », le ministre a révélé que les dernières statistiques indiquent la survenue d'une attaque cybernétique toutes les 39 secondes, soit environ 5 à 6 attaques en moins de deux minutes. Il a ajouté que 70 % des entreprises et institutions à travers le monde ont été victimes de cyberattaques au cours des trois derniers mois, et que 30 % d'entre elles n'ont découvert ces intrusions qu'après plus de deux semaines. L'intelligence artificielle : une arme à double tranchant M. Hemissi a expliqué que l'intelligence artificielle (IA) constitue à la fois une opportunité et un risque : * Opportunité, car elle permet de détecter plus rapidement les cyberattaques et de renforcer la capacité d'anticipation. * Risque, car elle multiplie en parallèle les formes de menaces et les modes opératoires des cybercriminels. Les infrastructures vitales dans le viseur Le ministre a souligné la gravité des attaques organisées visant des infrastructures critiques, telles que les réseaux électriques, les systèmes de communication ou encore certaines infrastructures aéroportuaires, qui pourraient avoir des conséquences dramatiques sur la sécurité nationale et internationale. Une vigilance accrue Face à cette réalité, M. Hemissi a insisté sur la nécessité pour les Etats, les institutions et les entreprises de renforcer leurs dispositifs de cybersécurité, d'investir dans les solutions technologiques avancées et de développer une culture numérique de la vigilance pour limiter les risques. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!