La cochenille du cactus continue de décimer les figuiers de Barbarie dans la région de Bouargoub, l'un des principaux bassins de production en Tunisie. Selon Sami Houeidi, président de l'Union locale de l'agriculture et de la pêche, l'insecte ravageur a détruit près d'un tiers des exploitations, soit environ 500 hectares sur un total de 1 500 hectares. Malgré les campagnes de traitement et l'introduction de coccinelles destinées à freiner sa propagation, la cochenille s'est étendue à grande vitesse, obligeant de nombreux agriculteurs à arracher leurs plantations pour tenter de sauver ce qui peut encore l'être. Face à l'ampleur du désastre, le ministre de l'Agriculture et de la Pêche s'est déplacé, samedi, à Bouargoub pour évaluer les pertes et discuter des mesures d'urgence. Il a appelé à unifier les programmes de lutte contre ce fléau et à accélérer l'arrachage des plants irrécupérables afin de protéger les parcelles encore saines. La région de Bouargoub occupe une place centrale dans la filière du figuier de Barbarie doux, un secteur qui fait vivre des centaines de familles et emploie une importante main-d'œuvre saisonnière, notamment féminine. La perte d'un tiers de la production risque donc d'avoir de lourdes répercussions économiques et sociales, dans une région déjà fragilisée par la sécheresse et la hausse des coûts agricoles. Cette crise relance le débat sur la nécessité d'une stratégie nationale durable de lutte contre la cochenille, un parasite apparu en Tunisie en 2021 et désormais présent dans plusieurs gouvernorats, du Sahel au Cap Bon. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!