La chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis a décidé, ce mardi, de reporter l'examen de l'affaire relative au décès de l'ancien député Jilani Daboussi au 23 décembre 2025. La cour a également rejeté les demandes de libération formulées par les avocats de la défense au profit des accusés actuellement en détention. Parmi les personnes citées à comparaître figurent Nourredine Bhiri, ancien ministre de la Justice, Mondher Ounissi, dirigeant du mouvement Ennahdha, une ancienne médecin de la prison civile de la Mornaguia, ainsi qu'un ancien procureur général près la Cour d'appel de Tunis, aujourd'hui à la retraite. Tous quatre ont comparu en état d'arrestation. L'affaire, qui remonte à la mort de Jilani Daboussi, ancien député et ex-maire de Béja, suscite depuis plusieurs années de vives réactions politiques et judiciaires. Daboussi, arrêté après la révolution de 2011, était décédé en détention dans des circonstances controversées, sa famille et ses avocats évoquant à l'époque un défaut d'assistance médicale et des violations graves de ses droits fondamentaux. Lors de l'audience de ce mardi, les avocats des prévenus ont soulevé plusieurs points de procédure et déposé de nouvelles demandes de mise en liberté, en contestant notamment la détention prolongée de leurs clients. Après délibération, la cour a mis l'affaire en délibéré et décidé de réserver sa décision sur les requêtes, tout en fixant la prochaine audience au 23 décembre. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!