The liveblog has ended. No liveblog updates yet. La politique sociale détermine la nature du financement de la sécurité sociale. L'importance respective donnée à l'impôt ou aux cotisations sociales résulte d'un choix inhérent à la politique de sécurité sociale retenue. Toute réforme sociale traduit, ainsi, l'action publique sociale politiquement souhaitée et elle est l'un des instruments de l'action étatique. Les politiques de sécurité sociale peuvent constituer des démarches financières sociales et mettre, à cet effet, en œuvre l'aspect social des réformes financières. Impact prépondérant C'est dans cette logique que le projet de loi de finances 2026 prévoit une série de nouvelles taxes et contributions destinées à renflouer les caisses sociales tunisiennes. Parmi les mesures : taxation des grandes surfaces, des recharges téléphoniques, des jeux et concours, ainsi que contributions des banques, assurances et concessionnaires automobiles. Le point commun entre ces mesures est certes l'absence de tout impact potentiel sur le pouvoir d'achat des ménages. Les pouvoirs publics entendent, à cet effet, diversifier les sources de recettes et renforcer le financement du système de sécurité sociale à travers une série de nouvelles taxes et contributions exceptionnelles prévues dans le projet de loi de finances (PLF) 2026. L'objectif ultime consiste à renflouer les caisses sociales, affaiblies par des déficits structurels et ce, sans alourdir davantage la dette publique. Equilibre des recettes et dépenses Selon le texte transmis à l'Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), l'exécutif prévoit de prolonger la contribution sociale de solidarité tout en élargissant le champ des ressources affectées aux caisses sociales. Le projet de loi introduit également une contribution spécifique sur les bénéfices des banques, institutions financières, compagnies d'assurance, de réassurance et concessionnaires automobiles. S'y ajoute une redevance journalière par véhicule loué, à la charge des sociétés de location de voitures. Le texte prévoit en outre un doublement du droit d'enregistrement sur les dons immobiliers entre parents, enfants ou conjoints. L'article 21 du PLF introduit de nouvelles taxes sur la consommation, visant notamment les achats et services de masse particulièrement dans les grandes surfaces et se rapportant aux participations aux jeux et concours. Ces recettes visent à élargir la base contributive et à créer de nouvelles ressources automatiques, sans dépendre exclusivement de la fiscalité conventionnelle. En consolidant ces contributions, le gouvernement espère assainir les finances sociales et stabiliser le système de retraite et d'assurance maladie. La réforme du financement de la sécurité sociale vise à assurer l'équilibre financier entre recettes et dépenses. Les réformes récentes et futures incluent des mesures d'augmentation des recettes (comme la taxation de certaines activités) et de maîtrise de charges. Des réformes structurelles, telles que la réforme de certaines niches sociales ou des modèles de financement pour les retraites, peuvent également être proposées pour pérenniser le système. Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!