?//php echo do_shortcode('[elb_liveblog id="' . get_the_ID() . '"]'); ? Entre 2018 et 2023, l'Afrique a attiré des financements extérieurs à hauteur de 117 milliards de dollars pour le développement de ses systèmes alimentaires, selon un rapport publié en septembre 2025 par le Fonds international de développement agricole (FIDA) et la Banque mondiale. Cette enveloppe substantielle reflète une augmentation annuelle moyenne des investissements de 19%, traduisant l'importance accordée au continent à travers divers projets. L'étude met en lumière la répartition et les priorités dans l'allocation de ces ressources financières. Accent sur la région subsaharienne L'essentiel des financements, soit 87%, est dirigé vers l'Afrique subsaharienne. La région orientale capte la plus grande part, proche de 41%, suivie de l'Afrique de l'Ouest avec 24%, tandis que l'Afrique du Nord concentre environ 13% des flux. Cette orientation reflète une attention particulière aux régions confrontées à une insécurité alimentaire persistante, aux aléas climatiques et aux troubles socio-politiques. Les projets fédèrent surtout des investissements dans le développement agricole et les chaînes de valeur, représentant près de 39% des financements, puis viennent les infrastructures et l'aide sociale d'urgence, chacun recevant environ 23%. Les actions liées à la protection de l'environnement et à la nutrition restent plus marginales dans ces financements. Disparités et défis nationaux Si la dynamique continentale est positive, la répartition de ces fonds par pays révèle toutefois une concentration sur quelques Etats. En effet, 11 pays seulement ont capté la moitié des ressources, parmi lesquels figurent le Burkina Faso, le Niger, le Soudan, le Soudan du Sud, l'Ethiopie et l'Ouganda. Ces disparités montrent les limites d'une aide extérieure encore très ciblée. Le rapport souligne aussi la nécessité pour ces pays d'augmenter significativement leurs propres budgets agricoles afin de réduire leur dépendance à ces appuis internationaux et d'asseoir un progrès durable au niveau local. L'investissement extérieur et besoins de transformation Ce financement extérieur, aussi élevé soit-il, ne suffit pas à combler tous les besoins liés à la sécurité alimentaire et à la transformation agricole du continent. Les flux financiers doivent s'accompagner d'une gouvernance renforcée, d'une allocation plus équitable et de stratégies adaptées aux réalités locales, notamment pour faire face aux effets du changement climatique et aux fragilités géopolitiques. Par ailleurs, la diversification et l'innovation dans les projets restent des aspects encore peu exploités. La montée en puissance de ces investissements offre néanmoins une base pour envisager un avenir où la sécurité alimentaire en Afrique serait mieux assurée, à condition de poursuivre cet élan de manière équilibrée et inclusive. Ainsi, l'Afrique continue de focaliser l'attention des bailleurs mondiaux avec des financements extérieurs de grande ampleur, destinés à soutenir la transition des systèmes alimentaires vers plus de résilience et d'efficacité. Le chemin reste long, mais ces engagements témoignent d'une prise de conscience renforcée des enjeux liés à l'alimentation sur le continent.
Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!