The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Les Etats-Unis traversent une crise sans précédent dans le transport aérien. Plus de 1 330 vols ont été annulés samedi, au lendemain d'une première vague de réductions imposées par la Federal Aviation Administration (FAA). En cause : la fermeture partielle du gouvernement fédéral, qui prive de salaire des milliers d'agents de la navigation aérienne et du contrôle de sécurité depuis plus d'un mois. Une réduction progressive du trafic aérien Depuis vendredi, la FAA a ordonné aux compagnies aériennes de réduire 4 % de leurs vols domestiques quotidiens dans 40 aéroports majeurs du pays, parmi lesquels Atlanta, Newark, San Francisco, Chicago et New York. Ce pourcentage passera à 6 % mardi, puis 10 % à partir du 14 novembre, si le blocage budgétaire persiste. Des opérateurs du secteur estiment que jusqu'à 5 000 vols par jour pourraient être annulés si la mesure maximale est appliquée. La situation s'aggrave de jour en jour. Vendredi, 7 000 vols avaient déjà été retardés et plus de 1 025 annulés. Samedi, la vague a repris : 1 900 vols retardés et 1 330 supprimés. Selon la FAA, 13 000 contrôleurs aériens et 50 000 agents de la TSA travaillent actuellement sans rémunération, provoquant une explosion de l'absentéisme. À New York, les taux d'absence atteignent parfois 80 % dans certaines tours de contrôle. Les compagnies aériennes contraintes de suivre American Airlines, Delta et United ont annoncé l'annulation de plus de 1 000 vols chacune sur le week-end, expliquant qu'elles ne pouvaient garantir la sécurité ni la régularité des vols dans les conditions actuelles. La FAA a averti les transporteurs qu'ils s'exposaient à des amendes allant jusqu'à 75 000 $ par vol non annulé en cas de non-respect des consignes officielles. Le ministre américain des Transports, Sean Duffy, a évoqué la possibilité de réduire jusqu'à 20 % du trafic aérien si davantage de contrôleurs cessent de se présenter au travail. « Nous prendrons nos décisions selon les données disponibles, mais la sécurité passe avant tout », a-t-il déclaré, soulignant que la situation restait « extrêmement tendue » dans plusieurs régions. Un bras de fer politique prolongé à Washington Ce blocage administratif est désormais le plus long shutdown de l'histoire américaine, entré dans sa 40e journée. Les négociations entre démocrates et républicains au Sénat ont enfin pris un tournant plus positif ce week-end. Le chef de la majorité, John Thune, a confirmé que des discussions « constructives » étaient en cours pour financer plusieurs agences fédérales jusqu'en septembre 2026. Mais aucun accord n'a encore été conclu pour rétablir le versement des salaires aux 2,2 millions de fonctionnaires fédéraux affectés par le blocage, dont une partie est contrainte de travailler sans rémunération. Au-delà des perturbations logistiques, le shutdown fragilise la sécurité et le moral des équipes. Les retards s'accumulent, les passagers s'impatientent et les pertes économiques s'élèvent déjà à plusieurs centaines de millions de dollars. Les experts estiment qu'une paralysie prolongée pourrait avoir un effet domino sur la chaîne logistique, le tourisme et même les exportations aériennes. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!