The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Les dernières heures ont été marquées par une série de développements militaires, diplomatiques et économiques qui dessinent un paysage mondial toujours plus instable. De Gaza à l'Ukraine, du Soudan à Pékin, les tensions géopolitiques se mêlent aux signaux d'alerte venus de l'économie mondiale. Gaza : une trêve violée et un génocide qui se poursuit À Gaza, la trêve officiellement en vigueur reste largement théorique pour la population palestinienne. Le ministère de la Santé à Gaza indique qu'au moins 260 Palestiniens ont été tués et 632 blessés depuis l'entrée en vigueur du cessez-le-feu le mois dernier, en raison des violations répétées par les forces d'occupation israéliennes. Ces chiffres s'ajoutent à un bilan déjà effroyable : depuis le déclenchement de la guerre en octobre 2023, plus de 69 000 Palestiniens ont été tués et plus de 170 000 blessés, selon les autorités sanitaires de Gaza, qui qualifient la situation de véritable génocide contre le peuple palestinien. Sur le front des otages, l'occupation israélienne a annoncé avoir récupéré, via le CICR, le corps de Meny Godard, un otage décédé détenu dans la bande de Gaza par le mouvement de résistance Hamas et d'autres factions. Trois otages resteraient toujours retenus dans l'enclave. Cette combinaison d'attaques, de violations de trêve et de situation humanitaire catastrophique confirme que la « pause » annoncée ne s'est jamais traduite, sur le terrain, par une véritable protection des civils. Ukraine : Zelensky sur le front de Zaporijjia En Europe, la guerre en Ukraine reste vive. Le président Volodymyr Zelensky s'est rendu près de la ligne de front dans la région de Zaporijjia, où les combats se poursuivent face aux forces russes. Cette visite vise à soutenir le moral des troupes et à rappeler que, malgré l'essoufflement médiatique, le conflit reste au cœur de la sécurité du continent européen. Alors que la ligne de front se fige, Kiev insiste sur la nécessité de maintenir l'aide militaire et financière occidentale, dans un contexte de fatigue croissante de certains alliés. Soudan : la guerre s'étend vers l'est En Afrique, la guerre au Soudan connaît une nouvelle escalade. Les Forces de soutien rapide (FSR), paramilitaires, poursuivent leur avancée vers l'est du pays, étendant la zone de conflit au-delà de Khartoum et du Darfour, déjà ravagés par les combats. Les ONG et les agences internationales alertent sur une catastrophe humanitaire en cours, avec des millions de déplacés et un système de santé quasiment à l'arrêt. Le conflit soudanais, souvent relégué au second plan médiatique, devient pourtant l'une des crises les plus graves du continent. Turquie : un crash meurtrier et une flotte militaire clouée au sol Autre signal fort sur le plan sécuritaire : la Turquie a décidé de clouer au sol l'ensemble de sa flotte de C-130, après le crash d'un avion de transport militaire en Géorgie qui a fait 20 morts. L'accident, survenu lors d'un vol d'entraînement ou de transport, relance le débat sur le vieillissement de certains appareils militaires et la modernisation des flottes au sein de l'OTAN, dans un contexte de tensions régionales et internationales accrues. Canada – Iran : menaces déjouées et tensions persistantes Sur le front de la sécurité internationale, le Canada a révélé que son service de renseignement (le SCRS) avait déjoué des « menaces potentiellement létales » imputées à l'Iran sur son territoire. Les autorités évoquent des projets visant des individus ou des intérêts précis, sans entrer dans tous les détails pour des raisons de sécurité. Ottawa s'inscrit dans un mouvement plus large de pays occidentaux qui accusent Téhéran d'activités malveillantes à l'étranger, allant de la surveillance à la préparation d'attaques ciblées. Ces révélations risquent d'alimenter davantage les tensions diplomatiques entre l'Iran et plusieurs capitales occidentales. Chine : l'immobilier s'enfonce et pèse sur la reprise Sur le plan économique, le signal le plus préoccupant vient de Chine. Les prix des logements neufs ont reculé de 0,5 % en octobre par rapport à septembre, leur plus forte baisse mensuelle en un an, et de 2,2 % sur un an, selon les données officielles analysées par Reuters. Dans le même temps, l'investissement immobilier a chuté de 14,7 % sur les dix premiers mois de l'année, signe d'une crise profonde du secteur. Malgré plusieurs mesures de soutien, Pékin s'est abstenu de lancer un plan massif, préférant une approche graduelle. Mais la persistance de la chute des prix, en particulier durant la période de haute saison de vente (septembre-octobre), confirme que la confiance des ménages reste très fragile. Cette crise immobilière menace la croissance de la deuxième économie mondiale et, par ricochet, la demande mondiale en matières premières et en biens d'équipement. Banques centrales et marchés : la Fed au cœur du jeu Aux Etats-Unis, la prochaine décision de la Réserve fédérale (Fed) sur les taux d'intérêt, attendue en décembre, apparaît de plus en plus incertaine. Les dernières analyses montrent que la probabilité d'une baisse de taux en décembre est quasiment un « 50-50 », les membres les plus « faucons » et les plus « colombes » restant divisés sur le rythme de l'assouplissement monétaire. Cette incertitude entretient la volatilité sur les marchés obligataires et boursiers, alors que les investisseurs scrutent les moindres signaux macroéconomiques pour anticiper la trajectoire du coût du crédit en 2026. Pétrole, or et devises : l'énergie et les valeurs refuges réagissent Les marchés de l'énergie ont également réagi aux tensions géopolitiques. Le prix du pétrole a progressé d'environ 2 % après une attaque ukrainienne qui a endommagé un dépôt de pétrole en Russie, rappelant la vulnérabilité des infrastructures énergétiques et l'importance du conflit russo-ukrainien pour l'offre mondiale. Dans le même temps, l'or est en hausse et se dirige vers un nouveau gain hebdomadaire, soutenu par un dollar plus faible et par la recherche de valeurs refuges dans un contexte d'incertitude géopolitique et monétaire. Ces mouvements confirment que chaque choc, qu'il soit militaire ou politique, se répercute immédiatement sur les actifs jugés stratégiques par les investisseurs. Royaume-Uni et Japon : signaux mitigés sur l'emploi et les prix En Royaume-Uni, un sondage auprès des entreprises indique que la contraction du marché de l'emploi commence à s'atténuer : la baisse des offres d'emplois et des recrutements semble moins marquée à l'approche du prochain budget britannique. Au Japon, ce sont les prix à la production et les coûts de gros qui attirent l'attention : les dernières données pointent une hausse des prix de gros supérieure aux attentes, notamment sous l'effet des coûts alimentaires, ce qui pourrait prolonger les pressions inflationnistes et maintenir la Banque du Japon dans une position délicate. Ces deux signaux, bien que sectoriels, s'inscrivent dans un même récit : celui d'une économie mondiale qui cherche un nouvel équilibre entre lutte contre l'inflation, soutien à l'activité et gestion des dettes publiques. Pris ensemble, ces événements montrent un monde sous haute tension, où les crises militaires et politiques – de Gaza au Soudan, en passant par l'Ukraine – se télescopent avec des fragilités économiques structurelles, comme la crise immobilière chinoise ou l'incertitude monétaire américaine. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!