The liveblog has ended. No liveblog updates yet. L'écosystème entrepreneurial africain vit une transformation majeure de ses mécanismes de financement. Pour la première fois, le financement par la dette dépasse les investissements en capital-risque traditionnel sur les neuf premiers mois de 2025, marquant une rupture significative dans les stratégies de développement des jeunes pousses du continent. Un basculement dans les modes de financement Selon un rapport publié par l'Association africaine du capital-investissement et du capital-risque (AVCA), les entreprises technologiques africaines ont mobilisé 1,6 milliard de dollars sous forme de dette entre janvier et septembre 2025. Ce montant surpasse déjà le total enregistré sur l'ensemble de l'année 2024, qui s'élevait à 1 milliard de dollars. Plus remarquable encore, cette somme excède pour la première fois les 1,4 milliard de dollars investis en capital-risque durant la même période. Cette évolution témoigne d'une mutation profonde des stratégies de financement, où la dette n'apparaît plus comme un simple complément mais devient un moteur essentiel de liquidité et de croissance pour les jeunes entreprises innovantes. Six opérations majeures ont contribué à cette dynamique, représentant à elles seules 1,1 milliard de dollars. Parmi les transactions notables figurent celles de la start-up kényane Sun King, spécialisée dans l'énergie solaire, qui a levé 156 millions de dollars, et de la fintech sénégalaise Wave, qui a obtenu 137 millions de dollars. L'Afrique du Nord bien positionnée En matière de répartition géographique des investissements en capital-risque, l'Afrique du Nord se positionne solidement avec 23% de la valeur totale des transactions réalisées durant les neuf premiers mois de l'année. Cette performance la place juste derrière l'Afrique australe, qui domine avec 26% des investissements grâce à plusieurs cycles de financement dépassant 20 millions de dollars. La région nord-africaine devance ainsi l'Afrique de l'Ouest (21%), l'Afrique de l'Est (11%) et l'Afrique centrale (1%). L'Egypte figure notamment parmi les pays les plus actifs en matière de financement par la dette, captant environ 11% des transactions, un chiffre comparable à celui du Ghana et du Nigeria. Cette position stratégique de l'Afrique du Nord s'explique par la maturité croissante de son écosystème entrepreneurial et l'amélioration des conditions d'accès aux financements alternatifs. Les start-up de la région bénéficient également d'une visibilité accrue auprès des investisseurs internationaux, attirés par la stabilité relative et le potentiel de croissance des marchés nord-africains. Recomposition sectorielle L'analyse sectorielle des investissements révèle que les services financiers dominent largement avec 31 % des fonds alloués en capital-risque. Les technologies de l'information suivent avec 20 %, tandis que l'industrie capte 13 % des investissements. Les biens de consommation courante et les services publics représentent chacun 8 % du total. Cette prédominance des fintech s'inscrit dans une tendance de fond qui voit ces entreprises bénéficier à la fois de financements en dette et en equity. La valeur médiane des transactions en dette s'établit à 7 millions de dollars, légèrement en dessous du record de 7,5 millions atteint en 2024, tandis que celle des transactions en capital-risque atteint 3 millions de dollars, soit une progression de 20 % par rapport à la période comparable de l'année précédente. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!