The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Le président de l'Organisation tunisienne pour informer le consommateur (OTIC), Lotfi Riahi, a dénoncé ce jeudi 20 novembre 2025, dans une déclaration à Tunisie Numérique, la multiplication des pratiques frauduleuses liées au commerce électronique en Tunisie, soulignant que ces arnaques sont désormais « très répandues ». Une recrudescence inquiétante des arnaques en ligne Selon Lotfi Riahi, les opérations de fraude menées via les réseaux sociaux — en particulier les pages dédiées à la vente en ligne — se sont transformées en un phénomène préoccupant. Il appelle toutes les parties concernées à se mobiliser pour lutter activement contre ces pratiques, à commencer par le consommateur, premier rempart contre la fraude. Exiger une facture : un droit essentiel et une preuve légale Le président de l'OTIC rappelle que tout consommateur effectuant un achat à distance doit exiger une facture, qui constitue une preuve juridique incontournable. Cette facture doit obligatoirement contenir : * le numéro d'identification fiscale de l'entreprise, * ou une référence officielle permettant d'identifier le vendeur. Vérifier le produit avant de payer : un geste de protection Riahi insiste également sur la nécessité de vérifier le produit au moment de sa réception, avant de procéder au paiement, afin de s'assurer : * qu'il correspond bien à la description publiée en ligne, * qu'il ne comporte aucun défaut ou non-conformité. Il rappelle que le consommateur dispose du droit de retourner le produit en cas d'anomalie ou d'inadéquation. Recours à la justice : des procédures longues et coûteuses Interrogé sur la possibilité de poursuites judiciaires en cas d'escroquerie, Riahi explique que le cadre légal existe, mais que les procédures restent complexes et longues, en raison de la nécessité d'impliquer plusieurs ministères : * le ministère de l'Intérieur, * le ministère des Technologies de la communication, * le ministère du Commerce. Cette coordination vise à identifier les auteurs de fraude et à obtenir les données nécessaires auprès des autorités de sécurité. Riahi souligne aussi que le coût du contentieux décourage de nombreux citoyens d'entamer des démarches judiciaires. Un projet de loi en discussion pour réguler le commerce en ligne Enfin, il révèle qu'un projet de loi est actuellement examiné au sein de l'Assemblée des représentants du peuple, visant à réglementer davantage le commerce en ligne, notamment les ventes réalisées via des lives sur les réseaux sociaux, un phénomène en pleine expansion. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!