The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Dans une déclaration accordée à Tunisie Numérique ce mercredi 24 décembre 2025, Dhaoui Midani, président du Syndicat tunisien des agriculteurs, a estimé que le prix de référence de l'huile d'olive, fixé à 10 dinars le kilogramme au niveau des huileries par le ministère de l'Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche, en coordination avec le ministère du Commerce, ne permet ni de répondre aux besoins des producteurs ni de couvrir les coûts de production. Selon lui, le syndicat revendique un prix de référence avoisinant 14 dinars pour 1,10 kg à la vente, seuil jugé nécessaire pour garantir un minimum de rentabilité à l'agriculteur. Dhaoui Midani a souligné que ce prix représente le minimum acceptable, d'autant plus que le secteur oléicole est désormais largement tributaire de l'irrigation, ce qui engendre des charges supplémentaires importantes. Il a, dans ce contexte, rappelé que l'agriculture est aujourd'hui une véritable industrie, nécessitant des investissements lourds, et qu'il est impératif que l'agriculteur bénéficie d'un revenu lui permettant de couvrir ses coûts de production et d'assurer la pérennité de son activité. Le président du Syndicat tunisien des agriculteurs a également évoqué une série de difficultés structurelles auxquelles fait face le secteur, notamment la pénurie de main-d'œuvre, la hausse des coûts de l'énergie, l'augmentation des prix du phosphate, ainsi que le renchérissement des équipements agricoles. Autant de facteurs qui exigent des ressources financières conséquentes pour garantir une production de qualité. Il a insisté sur le fait que la fixation du prix de référence à 10 dinars le kilogramme, soit environ 9 dinars le litre, ne permet en aucun cas de couvrir les charges supportées par l'agriculteur. Par ailleurs, Dhaoui Midani a estimé qu'il aurait fallu, depuis plusieurs années, mettre en place une stratégie nationale claire et des plans anticipatifs visant à valoriser le secteur de l'huile d'olive, à explorer de nouveaux marchés, et à créer des centres dédiés à la valorisation de l'huile tunisienne. Il a également appelé à renforcer les capacités de stockage et les actions de promotion, soulignant que l'huile d'olive tunisienne est d'une qualité exceptionnelle, rarement égalée par les autres pays producteurs. Il a rappelé, à ce titre, que 80 % de l'huile d'olive tunisienne est biologique, ce qui place la Tunisie en position de leader mondial, rendant, selon lui, incompréhensible le fait que l'huile tunisienne soit commercialisée parmi les moins chères au monde. Enfin, Dhaoui Midani a indiqué qu'une part importante des agriculteurs a suspendu la récolte des olives, dans l'attente d'une amélioration de la situation et de l'annonce officielle du prix de référence, publiée la veille. Une décision qui a toutefois déçu les producteurs et qui pourrait engendrer des hésitations préjudiciables pour le secteur, en affectant les oliveraies et la santé des arbres, encore chargés d'olives à ce jour. Une situation qui, selon lui, risque également d'impacter les récoltes de l'année prochaine. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!