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Yémen : Pas de 2e Soudan, MBS bloque l'incendiaire MBZ, il bombarde les armes livrées aux séparatistes
Publié dans Tunisie Numérique le 02 - 01 - 2026


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Quand le gouvernement yéménite, majoritairement sunnite, n'avait en face de lui que la rébellion chiite – les Houthis – l'Arabie saoudite et son petit-frère, les Emirats arabes unis, avaient fait bloc pour épauler le pouvoir en place. Hélas dans le monde arabe les combats sont avant tout une affaire de confession. Riyad et Abou Dhabi y étaient allés franchement en bombardant copieusement tout ce qu'ils pouvaient, faisant du long conflit au Yémen la pire crise humanitaire de la planète. Les problèmes du pays ont mué, en plus du combat contre les Houthis le gouvernement fait face à un ennemi de l'intérieur : le Conseil de transition du Sud (STC), officiellement membre de l'exécutif. C'est là que les chemins des Saoudiens et des Emiratis se séparent.
Les deux voisins et alliés ont chacun choisi un camp : Riyad reste fidèle au gouvernement yéménite alors qu'Abou Dhabi a fait des infidélités au régime en bifurquant vers les séparatistes. L'Emir Mohammed ben Zayed (MBZ) Al Nahyane, a-t-il tourné casaque et parié sur l'avenir en mettant ses oeufs dans un autre panier ? Sur quoi il se base pour faire du « quitte ou double », en sachant qu'il serait éjecté du pays s'il se loupe dans ses projections ? Mystère...
Ce qui est certain c'est que le pays le plus pauvre de la péninsule arabique n'avait pas besoin d'un autre cataclysme, avec ce nouveau front qui s'embrase depuis le début de ce mois de décembre. Ce qui est certain aussi c'est que les Emirats arabes sont passés d'Etat satellite de l'Arabie saoudite, qui obéit au doigt et à l'œil – ou presque -, à acteur régional, avec une vraie capacité de nuisance. On l'a vu au Soudan, avec les armes fournies aux Forces de soutien rapide (FSR) ; on l'a vu dans le combat contre l'Algérie.
En plus du Qatar Riyad devra surveiller sa main droite, Abou Dhabi, une équation à laquelle le Prince héritier saoudien, Mohammed Ben Salmane (MBS), ne s'attendait pas. Riyad a pointé ce mardi 30 décembre les Emirats arabes unis, accusés d'opérer de manière « extrêmement dangereuse » au Yémen. L'armée saoudienne a pulvérisé une cargaison d'armes en provenance d'Abou Dhabi et qui devait atterrir chez les séparatistes. Ces derniers ont mis la main sur des régions entières du territoire, sans combattre.
Les sécessionistes rêvent du rétablissement d'un Etat dans le sud du Yémen, où une République démocratique et populaire a existé de manière autonome entre 1967 et 1990. Mais on sait bien que ce ne sont pas les idéaux démocratiques qui meuvent les insurgés cette fois, ça n'existe nulle part dans le monde arabe, ce sont d'autres intérêts qui les animent. L'Arabie saoudite a ordonné au STC de quitter les régions qu'il occupe, il n'a pas obtempéré...
Alors ce mardi aux premières heures de la matinée, la coalition militaire pilotée par Riyad a bombardé le port d'al-Mukallah, capitale de la province de l'Hadramout. Les attaques ont visé les équipages de deux bateaux qui avaient « désactivé leurs systèmes de suivi et déchargé une grande quantité d'armes et de véhicules de combat pour soutenir les forces du STC« , selon l'agence officielle saoudienne SPA.
Les navires sont partis du port de Fujairah, sur la côte est des Emirats arabes unis, d'après la même source. Cette « opération militaire limitée » n'aurait fait aucune victime. Un responsable de l'infrastructure, sous le sceau de l'anonymat, a déclaré qu'il a reçu un appel à vider les lieux vers 04H00 (01H00 GMT), « un quart d'heure avant la frappe« . Les autorités ont bouclé les routes vers le porte.
Après les tirs le ministère saoudien des Affaires étrangères a donné le ton et l'a haussé : il a accusé les Emirats d'avoir « poussé » les séparatistes à lancer des actions militaires à la frontière sud du royaume. Ces mesures « prises par un Etat frère » sont « extrêmement dangereuses » et « constituent une menace pour la sécurité » de l'Arabie saoudite et de la région, clame Riyad. Il ajoute qu'il « n'hésitera pas à prendre toutes les mesures pour (…) neutraliser » le danger qui plane…
Le royaume insiste pour qu'Abou Dhabi retire ses forces du Yémen « dans les 24 heures » et stoppe « tout soutien militaire ou financier à toute partie« . Quant au Conseil présidentiel au Yémen il a décrété l'état d'urgence et officialisé l'annulation d'un pacte de défense avec les Emirats arabes unis.
Est-ce que ces réactions fortes suffiront à calmer les ardeurs de MBZ et à le ramener dans la voie de la raison ? Nous verrons bien. Ce qui est certain c'est que le nouveau visage des Emirats, avec des ambitions qui ne sont lestées par aucune morale ni vertu, a de quoi terrifier le voisinage et le monde.

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