The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Ces 48 dernières heures confirment une tendance claire : la géopolitique façonne à nouveau l'économie mondiale, mais sans provoquer de panique immédiate sur les marchés. Le pétrole résiste, l'or capte la peur, l'Asie avance sans accélérer, et l'intelligence artificielle continue de redéfinir les rapports de force industriels. Un équilibre instable, sous surveillance permanente. Venezuela : l'arrestation de Nicolás Maduro bouleverse l'équilibre international L'événement le plus marquant des dernières 48 heures reste la capture de Nicolás Maduro par les Etats-Unis, à l'issue d'une opération qui a provoqué une onde de choc bien au-delà de l'Amérique latine. Washington évoque une comparution devant la justice américaine, tandis que les autorités vénézuéliennes dénoncent une violation flagrante de la souveraineté nationale. À Caracas, les institutions ont tenté de préserver un minimum de stabilité. La Cour suprême a ordonné la désignation de Delcy Rodríguez comme présidente par intérim, dans un contexte extrêmement tendu, où la rue, l'armée et les élites politiques sont sous pression. Sur le plan international, le dossier a rapidement pris une dimension juridique et diplomatique. Aux Nations unies, plusieurs Etats s'interrogent sur la légalité de l'opération et sur le précédent qu'elle pourrait créer dans l'ordre mondial, ravivant le débat sur l'usage unilatéral de la force. Marchés financiers : le pétrole résiste, l'or s'envole Malgré l'ampleur de l'événement, les marchés pétroliers ont fait preuve d'un sang-froid relatif. Les prix sont restés contenus, les investisseurs considérant que l'offre mondiale demeure suffisante et que les infrastructures énergétiques vénézuéliennes n'ont pas été directement touchées à ce stade. En revanche, la nervosité s'est clairement exprimée sur les marchés des métaux précieux. L'or a connu une forte hausse, confirmant son statut de valeur refuge dès que la géopolitique bascule dans l'incertitude. L'argent et d'autres métaux ont suivi la même dynamique. À moyen terme, certains analystes évoquent la possibilité qu'un changement politique au Venezuela puisse, un jour, modifier les équilibres de l'offre mondiale. Mais à court terme, l'attention reste focalisée sur l'Opep+, la demande mondiale et la stabilité des flux. Etats-Unis – Inde : le pétrole russe au cœur d'un bras de fer commercial Autre dossier sensible : les relations entre Washington et New Delhi. Les Etats-Unis menacent d'alourdir les droits de douane sur les importations indiennes si l'Inde ne réduit pas ses achats de pétrole russe. Derrière cette pression se cache un enjeu plus large mêlant géopolitique, inflation et sécurité énergétique. L'Inde cherche à préserver des approvisionnements à bas coût tout en évitant une confrontation directe avec son partenaire américain, tentant de gagner du temps par des ajustements administratifs et diplomatiques. Iran : inflation, colère sociale et risque de déstabilisation Le Moyen-Orient a également été marqué par une montée de tension en Iran. Des manifestations ont éclaté sur fond de flambée des prix, de chute de la monnaie et de difficultés d'accès à des services essentiels. Les bilans humains font état de plusieurs morts, accentuant la crispation. Au-delà des chiffres, la situation révèle une fragilité structurelle. Lorsque la pression économique s'ajoute à la répression sécuritaire, le risque d'instabilité devient plus profond, avec des répercussions potentielles sur l'ensemble de la région. Asie : une croissance qui tient, mais sans élan En Chine, les indicateurs montrent un secteur des services toujours en expansion, mais à un rythme ralenti, le plus faible depuis six mois. La demande extérieure reste hésitante et la consommation intérieure peine à retrouver un véritable dynamisme. Au Japon, le secteur industriel donne un signal plus encourageant en revenant à un seuil de stabilité après plusieurs mois de contraction. Toutefois, cette amélioration reste fragile et dépendante du contexte économique mondial. Technologie : l'intelligence artificielle devient un standard Sur le front des entreprises, l'intelligence artificielle s'impose désormais comme un argument central. Samsung annonce son ambition d'équiper 800 millions d'appareils de fonctions IA d'ici 2026, intégrées au cœur de l'expérience utilisateur. Cette stratégie illustre une tendance lourde : l'IA n'est plus une innovation marginale, mais un levier de différenciation massive, avec des implications industrielles majeures sur les semi-conducteurs, les chaînes d'approvisionnement et la concurrence mondiale. Golfe : marchés sous pression et stratégie budgétaire saoudienne Dans les pays du Golfe, la baisse des cours du pétrole a pesé sur les marchés boursiers. Plusieurs places ont clôturé en recul, reflétant la sensibilité persistante aux fluctuations énergétiques. L'Arabie saoudite a, de son côté, annoncé un important plan d'emprunt pour 2026, visant à financer ses priorités budgétaires et à maintenir le cap de ses grands projets de transformation économique. Le Qatar apparaît plus résilient, porté par son positionnement stratégique sur le gaz naturel. Gaza : crise humanitaire, violences et économie détruite À Gaza, la situation reste dramatique. Les dernières 48 heures ont été marquées par de nouveaux morts civils, malgré les discours récurrents sur un cessez-le-feu. La réalité sur le terrain demeure celle d'une violence persistante. Sur le plan humanitaire, l'accès à l'aide reste entravé, aggravant la souffrance des populations. L'économie de Gaza est aujourd'hui décrite comme quasiment anéantie, avec une chute massive de l'activité, une pauvreté généralisée et un chômage structurel qui plongent des centaines de milliers de familles dans une précarité extrême. Elimination de la Tunisie : une déception nationale de plus Sur le plan sportif, ces dernières 48 heures ont également été marquées par l'élimination de équipe nationale tunisienne de football, un coup dur pour les supporters et pour un pays où le football reste un puissant facteur de cohésion émotionnelle. Sortie prématurément de la compétition, la sélection tunisienne quitte le tournoi sur un sentiment de frustration, entre espoirs déçus, critiques sur les choix techniques et interrogations sur l'avenir du projet sportif. Au-delà du résultat, cette élimination relance un débat récurrent sur la gouvernance du football national, la formation, et la capacité de l'équipe à rivaliser durablement sur la scène continentale. 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