The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Le professeur en virologie Mahjoub Aouni est revenu, ce vendredi 30 janvier 2026, sur le virus Nipah, récemment évoqué dans certains médias. Dans une déclaration accordée à Tunisie Numérique, il a tenu à clarifier la nature de ce virus, ses modes de transmission et les risques réels liés à sa propagation. Selon le spécialiste, le virus Nipah n'est pas nouveau. Il est connu depuis plusieurs décennies et a été découvert pour la première fois en Asie en 1998, précisément dans une ville indienne dont il porte le nom. Depuis, il a été identifié dans plusieurs pays asiatiques, notamment les Philippines, Singapour, le Bangladesh, la Malaisie et l'Inde. Mahjoub Aouni explique que le virus Nipah est avant tout une zoonose, c'est-à-dire une maladie transmise de l'animal à l'homme. L'être humain ne peut pas être infecté directement sans intermédiaire. Le principal réservoir du virus est une espèce de chauve-souris tropicale de grande taille, connue sous le nom de Rousettus. Cette espèce vit dans les forêts denses et les zones tropicales et n'est pas présente en Afrique ni en Europe. La transmission à l'homme se fait généralement de manière indirecte, notamment lorsque des animaux fréquemment en contact avec l'homme, comme les porcs, consomment des fruits souillés par les déjections de ces chauves-souris. L'homme peut alors être contaminé par contact avec ces animaux infectés. Concernant la transmission interhumaine, le professeur Aouni souligne qu'elle est rare et difficile, car elle nécessite une proximité très étroite entre les personnes. De plus, le virus Nipah ne se propage pas rapidement, même si des cas de transmission d'homme à homme ont été documentés. Le virologue insiste également sur le fait que le virus Nipah ne peut en aucun cas être comparé au coronavirus. Ses caractéristiques biologiques et ses mutations sont différentes, et il n'a pas la capacité de provoquer des pandémies comme la grippe saisonnière ou la Covid-19. Les zones géographiques concernées restent limitées, et les cas sont généralement faciles à identifier et à isoler. Toutefois, il précise que l'infection est nettement plus grave que celle provoquée par de nombreux autres virus respiratoires. S'agissant des symptômes, Mahjoub Aouni indique qu'ils ressemblent dans un premier temps à ceux de la grippe : fièvre élevée, maux de tête, troubles respiratoires, toux, douleurs de la gorge. Dans certains cas plus graves, la maladie peut évoluer vers une encéphalite, entraînant une perte de connaissance, voire le décès. Enfin, le professeur rappelle qu'il n'existe actuellement ni vaccin ni traitement spécifique contre le virus Nipah. Il se veut toutefois rassurant quant à la situation en Afrique et en Tunisie en particulier. L'absence du climat tropical, des forêts denses et de l'animal vecteur exclut toute possibilité de transmission. Selon lui, aucune voie de contamination n'existe en Tunisie, ce qui signifie que la situation ne nécessite ni mesures exceptionnelles ni précautions particulières à l'heure actuelle. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!