The liveblog has ended. No liveblog updates yet. Une nouvelle vague de documents rendus publics vendredi par le Department of Justice ravive l'affaire Jeffrey Epstein et relance le débat aux Etats-Unis. Cette publication massive comprend près de 3 millions de documents, environ 2 000 vidéos et 180 000 images, mettant en lumière des échanges et des éléments impliquant des personnalités influentes du monde politique, économique et médiatique. Lors d'une conférence de presse, le vice-ministre de la Justice Todd Blanche a indiqué que cette diffusion marque la fin des divulgations prévues par l'administration du président Donald Trump conformément au cadre légal. Ces révélations font ressurgir l'ampleur du réseau d'exploitation sexuelle présumé dirigé par Epstein, retrouvé mort dans sa cellule en 2019, une mort officiellement qualifiée de suicide à l'issue de plusieurs enquêtes. Parmi les noms cités, le cofondateur de Microsoft Bill Gates a fermement démenti les accusations figurant dans les fuites. Les documents évoquent notamment des courriels laissant entendre qu'il aurait tenté de dissimuler une maladie sexuellement transmissible à son ex-épouse Melinda French Gates après des relations supposées avec de jeunes femmes russes. Un porte-parole de Gates a qualifié ces allégations de « totalement infondées et absurdes » dans une déclaration à la BBC. Les documents relancent également la controverse autour du Prince Andrew. Des échanges de courriels montrent qu'Epstein aurait sollicité Sarah Ferguson, ex-épouse du prince, afin qu'elle publie un communiqué le présentant comme non impliqué dans des affaires de pédophilie. Ces correspondances, datant de 2009, interviennent après la condamnation d'Epstein en 2008 pour exploitation de mineurs. Le prince Andrew s'est retiré de la vie publique en 2019, perdant son titre de « Son Altesse Royale », tandis que Sarah Ferguson avait déjà été critiquée pour ses échanges avec Epstein après sa condamnation. Un autre volet sensible concerne des échanges entre Epstein et l'ancien Premier ministre israélien Ehud Barak. Les documents mentionnent à deux reprises le Mossad. Dans un courriel daté du 17 décembre 2018, Epstein demande explicitement à Barak de préciser qu'il ne travaille pas pour le Mossad. Dans un autre message de novembre 2017, il évoque des rumeurs de presse sur d'éventuelles « enquêtes sales » impliquant d'anciens agents. Barak n'a pas répondu sur le fond, se contentant de proposer un échange téléphonique. Les circonstances de la mort d'Epstein sont également réexaminées. Des courriels entre enquêteurs suggèrent que son dernier message ne ressemblait pas à une lettre de suicide, bien que les conclusions officielles aient confirmé cette thèse. Les documents révèlent par ailleurs une mise en scène destinée à tromper les médias, lors de l'extraction du corps de la prison, le véritable transfert ayant été effectué discrètement dans un autre véhicule. Les révélations incluent aussi des échanges avec le milliardaire Elon Musk entre 2012 et 2013, évoquant une possible visite sur l'île privée d'Epstein, théâtre de nombreuses accusations d'agressions sexuelles. Aucun élément ne confirme que cette visite ait eu lieu. Les entreprises Tesla et X n'ont pas commenté. Parmi les autres figures citées figure l'actuel secrétaire américain au Commerce Howard Lutnick, invité par Epstein en décembre 2012. Lutnick affirme avoir rompu toute relation depuis des décennies et a qualifié Epstein de « répugnant » en 2025. Les documents révèlent également des centaines de messages échangés avec Steve Bannon, ancien conseiller de Donald Trump, portant sur la politique, des voyages et un projet de documentaire visant à améliorer l'image d'Epstein. Des échanges mentionnent aussi des discussions sur les tensions entre Trump et le président de la Réserve fédérale Jerome Powell, ainsi que des contacts avec Kathy Ruemmler, qui a reconnu un lien professionnel passé avec Epstein et exprimé ses regrets. Face à ces révélations, la colère des victimes s'exprime de nouveau. Selon le New York Times, 18 victimes ont dénoncé dans un communiqué commun le fait que les noms des agresseurs restent largement dissimulés, alors que ceux des victimes sont exposés. « La justice reste incomplète », ont-elles affirmé, promettant de poursuivre leur combat jusqu'à la responsabilité de tous les auteurs. Les dossiers citent enfin de nombreuses personnalités internationales, parmi lesquelles les anciens et actuels présidents américains Bill Clinton et Donald Trump, l'ancien Premier ministre israélien Ehud Barak, le chanteur Michael Jackson ou encore l'ex-gouverneur du Nouveau-Mexique Bill Richardson. Autant de noms qui confirment que l'affaire Epstein continue d'ébranler les cercles du pouvoir, plusieurs années après la mort du principal accusé. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. Gratuite, claire, sans spam. Chaque matin Veuillez laisser ce champ vide Vous vous êtes bien abonné.e à notre newsletter ! Commentaires Que se passe-t-il en Tunisie? Nous expliquons sur notre chaîne YouTube . Abonnez-vous!