Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. Un non-événement de plus dans cette Afrique qui fait la risée de la planète entière. Une parodie d'élection de plus en République du Congo. A 82 ans, son inamovible président, Denis Sassou Nguesso, à la tête du Parti congolais du travail (PCT) – autant dire un parti unique -, repart pour un cinquième mandat consécutif, d'après les résultats provisoires dévoilés hier mardi 17 mars dans la soirée par le ministre de l'Intérieur, Raymond Zéphirin Mboulou. Ainsi prend fin un suspense qui n'en était pas un après le simulacre de vote de dimanche dernier. D'après les résultats officiels, le chef de l'Etat sortant a raflé 94,82% des suffrages exprimés (le président rwandais a du souci à se faire pour ses records). Six autres candidats étaient sur la ligne de départ face à Sassou Nguesso, mais personne ne se faisait d'illusion… L'un des challengers, Destin Gavet, avait revendiqué son sacre avant l'annonce des résultats provisoires, mais la bravade tournera court, le président sortant tient fermement les rênes, la police, l'armée et tout le toutim. Pas de place pour une bronca. Comme lors des précédentes scrutins présidentiels, l'accès à Internet a été coupé sur la totalité du territoire, plus des restrictions de circulation un peu partout dans la capitale, Brazzaville. La confiance ne règne pas entre les populations et leur leader. Bref, ce n'est pas vraiment ce qu'on appelle une démocratie apaisée. Les autorités ont clamé un taux de participation de 84,65%, avec quelque 2,6 millions de bulletins déposés dans les urnes. Sauf que dans une pléthore de bureaux de vote de Brazzaville ce n'était pas la foule des grands jours, souvent il n'y avait même pas de file d'attente. De nombreux électeurs ont fait part de leurs doutes quant à la possibilité d'une alternance politique. Sassou Nguesso verrouille tout depuis plus de quatre décennies. Il est arrivé au pouvoir en 1979, il se retira en 1992 au terme des premières élections multipartites du pays. Il revint aux affaires en 1997, après une guerre civile de quatre mois, à la tête d'une milice. Donc les armes ça le connait. Durant la campagne électorale tous les observateurs ont constaté le gap entre le traitement accordé au président sortant et ses concurrents. Quel responsable aurait osé nager à contre-courant en appliquant les codes d'une élection libre, transparente et équitable ? Le pseudo vainqueur a été le seul candidat à sillonner le pays pour battre campagne, dans la capitale on ne voyait que ses affiches et ses effigies. Le Congo c'est lui. Avec ce résultat au moins on clôt une farce électorale et le président peut regagner tranquillement le « panthéon » des mandats de trop, aux côtés de ses pairs Paul Biya (Cameroun), Alassane Ouattara (Côte d'Ivoire), Ismaïl Omar Guelleh (Djibouti), Yoweri Museveni (Ouganda), Teodoro Obiang Nguema Mbasogo (Guinée équatoriale), etc. Le président américain, Donald Trump, aura le même âge que Sassou Nguesso – 82 ans – au terme de son second et ultime mandat. Le républicain rêve du même destin que son homologue congolais. Il rêve.
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