Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. Le gaz algérien aiguise les appétits en ces temps agités du côté du Moyen-Orient, un conflit dont personne n'est capable de prédire les développements. Il faut imaginer les dégâts si les combattants houthis du Yémen s'en mêlaient sérieusement en obstruant le détroit de Bab-el-Mandeb, par lequel transitent 15% du pétrole mondial et 75% des exportations européennes. Alors les pays du Vieux continent s'activent. La cheffe du gouvernement italien, Giorgia Meloni, était à Alger le 25 mars 2026 pour sceller un pacte sur le gaz, beaucoup de gaz, même du gaz de schiste et de l'offshore. Le lendemain le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares, était lui aussi sur l'autre rive de la Méditerranée. Il n'a pas dit formellement qu'il y était principalement pour le gaz mais personne n'est dupe. Madrid, qui a demandé le doublement du gaz algérien livré via Medgaz, a envoyé Albares pour bétonner son dossier. Le ministre l'a fait au-delà des espérances. Les merveilles culturelles et touristiques de l'Algérie… C'est l'étrange direction qu'a prise la visite du chef de la diplomatie espagnole. Dès qu'il est rentré chez lui, en Espagne, il a mis un point d'honneur à offrir une formidable publicité à la destination Algérie. Alors est-ce sous l'effet des assurances qu'il a reçues sur le gaz ? Mystère, ce qui est certain c'est qu'Alger ne s'attendait certainement pas à cette campagne de promotion « gratuite », qui plus est servie par le 2e pays qui attire le plus de touristes dans le monde, après la France. ✈️ Espace Annonceurs Touchez les Tunisiens résidents à l'étranger qui cherchent à acheter. Simuler → Depuis 2022 Alger a ouvert la page du tourisme haut de gamme, accélération en 2023 avec un géant qatari, ils pourront compter sur le coup de pouce d'un éminent représentant de l'exécutif espagnol. Albares a diffusé sur X des images captées lors de son séjour à Alger et à Oran, "la plus espagnole des villes algériennes" – c'est le ministre qui l'a dit. Il a fait une virée à la Casbah, "l'épicentre de l'identité algérienne", toujours d'après lui. Il s'est baladé dans les ruelles exiguës de cette ville datant de l'époque ottomane, il a conversé avec les passants et dégusté les délices locales. Il s'est même laissé aller à un engagement auprès d'un commerçant : ramener "beaucoup de touristes". Tout ça capté par une vidéo. « Une promesse est une dette », donc on verra ce qu'il fera pour gonfler les flux de visiteurs vers l'Algérie. En tout cas il n'a pas lésiné sur les posts pour montrer les attraits du pays. A Oran, la deuxième ville algérienne, il a inauguré le deuxième institut Cervantès. Il en a profité pour mettre en relief l'éventail des liens historiques entre l'Algérie et l'Espagne. Le ministre a pris une pose sur le fort Santa Cruz, une fortification qui surplombe Oran depuis plus de 4 siècles. Le fort fut bâti par les Espagnols, qui occupèrent la ville entre le début du 16e siècle et la fin du 18e siècle. Le ministre a voulu démontrer que le passé entre l'Algérie et l'Espagne n'est pas fait que de conflits, il y a aussi la proximité culturelle et l'arrimage à un espace très particulier qui crée forcément des liens très singuliers, la Méditerranée. C'est certainement ce qu'Albares a voulu signifier en faisant un tour au mémorial édifié à Oran en mémoire des exfiltrés du Stanbrook, le navire britannique qui évacua d'Alicante vers Oran, en mars 1939, près de 3000 Républicains espagnols qui avaient dû fuie leur patrie après leur déroute lors de la guerre civile face aux troupes phalangistes de Franco. "Je termine un voyage marquant et fructueux en Algérie, pays voisin, partenaire et ami", a conclu le ministre… Bon, Madrid et Alger ont été moins « amis » quand le Premier ministre Pedro Sanchez prit la décision de basculer dans le camp de Rabat sur l'épineux dossier du Sahara occidental. Les relations entre l'Espagne et l'Algérie ont même failli atteindre un point de non-retour, mais de l'eau a coulé sous les ponts depuis. Le business a repris ses droits, le gaz surtout. Et on peut s'attendre à des sommets prochainement si les USA et l'Iran continuent de jouer avec les nerfs des acheteurs sur le marché mondial des hydrocarbures.
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