Le blog en direct est terminé. Aucune mise à jour du blog en direct pour le moment. L'Assemblée des représentants du peuple a tenu, ce vendredi après-midi, une séance plénière consacrée à l'adressage de deux questions orales au ministre des Affaires religieuses, Ahmed Boughali, conformément aux dispositions de l'article 114 de la Constitution et de l'article 130 du règlement intérieur du Parlement, en vertu des décisions du bureau de l'Assemblée en date des 29 janvier et 2 avril 2026. La question du député Youssef Toumi portait sur la nécessité de régulariser la situation des cadres des mosquées et de les intégrer en tant qu'agents des mosquées conformément à la loi de 1983 relative à la fonction publique. Elle concernait également la régularisation de la situation d'un cadre exerçant à la mosquée Ethraya, dans le gouvernorat de Sousse, avec effet rétroactif depuis sa prise de fonction, et non depuis la promulgation de la loi, dossier resté en suspens depuis près de cinq ans. ✅ Espace Annonceurs Audience certifiée GA4. Volume garanti contractuellement. Simulez votre campagne institutionnelle en temps réel. Simuler → En réponse, le ministre a indiqué que la couverture sociale repose sur le principe de prélèvement sur salaire et devient effective dès le début de ce prélèvement, conformément à la législation en vigueur, sans effet rétroactif, dans la mesure où les retenues n'ont pas été appliquées depuis la prise de fonction de l'intéressé en 1992. Il a précisé que la rémunération des cadres religieux reposait auparavant sur une indemnité de base et une indemnité complémentaire, revalorisées en 2017 avec l'adoption du salaire minimum garanti pour un régime de 48 heures hebdomadaires au profit des cadres religieux à temps plein. Ce système a perduré jusqu'en 2019, date à laquelle les indemnités ont été unifiées entre les imams des mosquées et des grandes mosquées, avec l'introduction d'augmentations salariales et la possibilité de cumuler les fonctions (imam et muezzin). Le ministre a ajouté que les salaires sont révisés périodiquement en fonction de l'évolution du salaire minimum, tout en soulignant que les cadres religieux bénéficient également de la couverture sociale, de l'assurance maladie et de plusieurs autres droits. Il a toutefois estimé que leur intégration dans la fonction publique nécessite une étude approfondie, en raison de la spécificité de ce secteur, notamment en ce qui concerne les conditions de recrutement, les horaires et l'impossibilité de l'aligner totalement sur les normes classiques de la fonction publique, fondées sur les concours et les limites d'âge. Dans sa réplique, le député Youssef Toumi a évoqué des cas antérieurs ayant bénéficié d'une régularisation rétroactive auprès de la Caisse nationale de sécurité sociale, appelant à un travail concerté afin de trouver des solutions concrètes aux différentes problématiques, notamment en matière de régularisation des situations de chômage et d'intégration des cadres religieux dans la fonction publique. De son côté, la députée Sirine Mrabet a appelé à l'amélioration des conditions des cadres des mosquées, à leur intégration dans la fonction publique et à la protection des lieux de culte. Elle a également insisté sur la nécessité de préserver la neutralité des mosquées vis-à-vis de la politique et d'empêcher les prêcheurs appelant au départ vers les zones de conflit d'accéder aux tribunes. En réponse, le ministre des Affaires religieuses a indiqué que les revenus de certains encadrants dans les kouttabs peuvent atteindre environ 3 000 dinars, selon le nombre d'élèves, soulignant également la possibilité pour les cadres des mosquées de cumuler plusieurs fonctions. Il a par ailleurs précisé que le ministère œuvre à l'équipement et à l'aménagement des mosquées, tout en encourageant les imams et les prédicateurs à promouvoir un discours religieux éclairé, axé sur les valeurs morales, les bonnes actions et des messages de sensibilisation en phase avec les préoccupations des citoyens. Concernant la sensibilisation aux droits des animaux et la dénonciation par la députée de l'abattage des chiens errants, le ministre a déclaré que « la bienveillance envers les animaux fait partie des enseignements de l'islam », tout en soulignant la nécessité de protéger les citoyens et de prendre les mesures appropriées pour éloigner les chiens errants des zones urbaines. Dans sa réplique, la députée a interrogé le niveau de coordination entre le ministère des Affaires religieuses et le ministère de l'Intérieur afin de trouver des solutions efficaces pour traiter le phénomène des chiens errants sans recourir à leur abattage. Elle a également insisté sur l'importance de renforcer le discours de sensibilisation pour lutter contre la violence et les actes de vandalisme, et de redonner au discours religieux son rôle dans le traitement des questions sociales. Abonnez-vous à la newsletter quotidienne Tunisie Numérique : actus, analyses, économie, tech, société, infos pratiques. 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