C'est ce qu'a déclaré aujourd'hui 13 octobre, Mohamed Ben Salem le ministre de l'agriculture. En plus clair, si on n'augmente pas le tarif de l'eau potable, il pleuvra moins et la nappe phréatique s'assèchera ! Dire ça en 2012, alors que le pays a connu une pluviométrie record, et alors que la SONEDE en a distribué un minimum aux citoyens (grâce aux coupures d'eau durant cet été), il faut vraiment oser le faire ! Monsieur le ministre ne peut pas concevoir qu'un citoyen puisse payer la modique somme de 7 Dinars pour sa consommation d'eau potable. Monsieur le ministre déclare que l'eau est moins chère chez nous qu'au Maroc, où le niveau de vie est inférieur au notre... Il oublie qu'au Maroc, et à diplôme et grade égal, un fonctionnaire marocain touche deux fois plus que son homologue tunisien ! Mais là n'est pas le problème. Ils ont décidé d'augmenter l'eau, alors tous les arguments seront bons. Et puis, pourquoi pas l'eau ? Ils ont bien augmenté tout le reste, alors pourquoi pas l'eau ? Drôle de façon de couper avec le passé, comme ils le disent ! Ils ont effectivement coupé tout court, avec tout ce qui a été fait en matière de maitrise des prix à la consommation durant des décennies. Oui, pourquoi pas l'eau ? De grâce monsieur le ministre ! Vivement, le coup de grâce !