Crise énergétique : le Bangladesh raccourcit les journées de travail et ferme les marchés plus tôt    Gouverner dans le brouillard permanent: les trois qualités du dirigeant de demain    Nouveau discours de Donald Trump: le bout du tunnel reste encore lointain    La Nazionale mise sur la continuité : Gattuso soutenu par la Fédération    Voici les projets de la Banque mondiale qui touchent les Tunisiens    Tunisie : le barrage El Moula à Tabarka rempli à 100 %    Cerises : le kilo grimpe jusqu'à 60 dinars en Tunisie    Quel temps fera-t-il ce week-end en Tunisie ?    Selim Sanhaji nommé à la tête des Journées théâtrales de Carthage 2026    Lorand Gaspar: Le poète des instants fugaces    Artémis II lancée : une mission spatiale habitée vers la lune, plus de 50 ans après Apollo 17    Bordeaux : Une nouvelle agence consulaire pour rapprocher les Tunisiens de chez eux    La bibliothèque dorée de Trump : 50 étages... avions, escaliers dorés et salle de danse    ''Ni élégants, ni à la hauteur'' : Macron réagit aux moqueries de Trump    Epson Tunisie, Ecole L'Odyssée et Socrate School célèbrent la créativité écoresponsable des jeunes talents    Pourquoi le poulet se fait rare dans les marchés tunisiens    Mohamed Nafti: L'engrenage de la destruction    Météo en Tunisie : persistance du temps froid et des pluies orageuses    Espérance de Tunis face à Sundowns : les arbitres officiels révélés    Musées tunisiens et sites historiques : nouveaux tarifs d'entrée à partir du 01 avril 2026    Kia PV5 Cargo remporte la catégorie historique ' VU ' des Trophées de L'argus 2026    FIFA : décision finale sur l'Iran pour 2026    France - Tunisie : Extradition refusée pour Halima Ben Ali...    Festival du Cinéma Palestinien en Tunisie : 1ère édition du 2 au 12 avril 2026 à l'espace Le Rio à Tunis    Les Emirats interdisent l'entrée aux Iraniens    L'activité de la marque SEAT transférée temporairement vers le showroom CUPRA Ain Zaghouane    Prix Orange de l'Entrepreneur Social en Afrique et au Moyen Orient, POESAM , lancée dans sa 16e édition    Météo en Tunisie : temps froid, neige et pluies orageuses dans plusieurs régions    Sadok Belaïd: Dans son sillage...    Tunisie : décès d'Afif Hendaoui, une carrière entre diplomatie et enseignement    Livre "Kairouan, la ville et ses saints. Lectures hagiographiques" par Nelly Amri, paru aux éditions Contraste    L'ancien ministre et ambassadeur Afif Hendaoui est décédé    Enseignement supérieur en Tunisie : chiffres clés, étudiants, diplômés et recherche en forte activité pour l'année 2024-2025    Météo en Tunisie : pluies éparses, températures en baisse    Dhia Bouktila: La science est fille de l'imagination    Hommage au Doyen Sadok Belaïd: Témoignage et dialogue entre Philippe Noiret, Bertrand Blier, Louis de Funès et Raymond Devos    Watania Sports : diffusion expérimentale en marge des célébrations du 60e anniversaire de la Télévision tunisienne    Pionnière de l'océanographie tunisienne, la Professeure Founoun Chakroun est décédée    L'effet Jaouadi ou le triomphe de l'excellence opérationnelle    Ce n'est plus la loi de la jungle, c'est pire, c'est la loi de Trump !    Le champion du monde tunisien Ahmed Jaouadi remporte la médaille d'or avec un nouveau record au championnat des universités américaines    Saison Méditerranée 2026 : Louis Logodin annonce une programmation culturelle franco-tunisienne    La Société des Transports de Tunis organise des sorties culturelles pour les écoles primaires    Décès du journaliste Jamal Rayyan, figure historique d'Al Jazeera Arabic    "Monsieur Day", In memoriam    Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui brillent aux Championnats SEC : la natation tunisienne au sommet aux USA    La sélection tunisienne de judo senior remporte 11 médailles au tournoi international Tunis African Open    Sabri Lamouchi : Une bonne nouvelle impression (Album photos)    







Merci d'avoir signalé!
Cette image sera automatiquement bloquée après qu'elle soit signalée par plusieurs personnes.



Tunisie – L'opération terroriste de Sbiba va-t-elle consacrer la banalisation du terrorisme, ou aura-t-elle les conséquences qui s'imposent ?
Publié dans Tunisie Numérique le 14 - 12 - 2018

Le côté le plus dramatique de l'action terroriste qui s'est déroulée, cet après midi à Sbiba, du gouvernorat de Kasserine, c'est qu'elle n'a pas ému, plus que çà, la communauté nationale, et qu'elle a, à la limite, été citée dans les journaux d'information comme un simple fait divers. Et c'est justement ce à quoi, tous les observateurs ont attiré l'attention depuis des années, en disant que beaucoup d'actions sont entreprises pour banaliser ce genre d'actions et de crimes… Et maintenant, nous y sommes !
Nous y sommes tellement, que personne, ou presque ne s'est posé la question, ou n'a été scandalisé du fait qu'un groupe de cinq terroristes armés de Kalachnikovs se promènent en plein centre ville, en plein jour, dévalisent une banque, puis se rendent au domicile d'une victime pré-désignée, l'abattent, puis repartent sans être dérangés ou inquiétés le moins du monde !
Là, on se sent obligés de se poser plusieurs questions, dont on laissera la plus importante en dernier :
* Pourquoi les terroristes multiplient-ils les holdups des banques, et prennent de l'argent en Dinars ? A quoi cet argent va-t-il leur servir, si ce n'est pour payer des tunisiens en contrepartie de services de différents types. Mais là, on dirait que ce problème n'a pas effleuré les méninges de nos fins limiers, qui n'ont pas essayé de pister l'argent dérobé, pour savoir chez qui il allait atterrir, et en contrepartie de quel service rendu aux terroristes ?
* Pourquoi ce groupe a-t-il tenu à liquider Khaled Ghozlani, le frère du martyr de l'armée nationale Saïd Ghozlani ? Avec le risque qu'ils ont couru en se baladant à travers la ville, après avoir opéré une attaque à main armée contre une banque ! Sachant que la tentative d'expliquer cela par le fait que Khaled Ghozlani les avait menacé suite à l'assassinat de son frère et leur aurait tiré dessus à cette occasion, ne tient pas du tout la route. Sachant, par ailleurs, et selon des sources sécuritaires locales, que des proches des martyrs auraient fait partie des groupes de terroristes qui ont tué le premier puis le deuxième frère Ghozlani. Or, cette histoire et le possible lien entre les martyrs et le groupe de terroristes ne semble guère interpeller les enquêteurs !!
* Et enfin, comment expliquer qu'un groupe comprenant, parait-il, une douzaine d'hommes armés, descend le plus normalement du monde de la montagne, supposée être sous très haute surveillance, investit une maison, en retient les occupants en otage, « emprunte » leur voiture, et descend en ville, comme pour aller faire des courses on ne peut plus banales (Il ne leur manquait que de passer à la première station service pour faire le plein de Gasoil… Tiens, c'est vrai que les stations services étaient à sec, donc, les pauvres barbus courraient, sans le savoir, le risque de tomber en panne sèche, à moins qu'ils aient été assurés que le réservoir était suffisamment rempli pour leurs « courses »), s'arrêtent devant une banque en plein centre ville, la dévalisent sous la menace de leurs Kalachnikovs, puis repartent le plus calmement du monde, non pas pour s'enfuir, mais pour aller chez Khaled Ghozlani, pour le tuer… comme çà… en passant, du moment qu'il y étaient… avant de repartir rendre le véhicule à ses propriétaires et repartir, tranquilles avec la satisfaction du devoir accompli ! Et dans tout çà, où était la police ? Où étaient les agents de la garde nationale qui sont supposés surveiller de très près cette zone à haut risque ?
Il faut croire que nos forces de sécurités ne sont plus ce qu'elles étaient, il y a quelques mois, quand elles foutaient la trouille et généraient des cauchemars chez ces minables de barbus…
Et c'est là que le plus important arrive ! Il faut « impérativement » que cette histoire soit suivie de sanctions exemplaires. Il faut que les plus hauts responsables du ministère de l'intérieur répondent de leurs défaillances, le ministre à leur tête ! Mais comme ce ministre ne peut pas y être pour grand-chose, vu qu'il est complètement étranger aux questions de sécurité, ce sont ceux qui ont suggéré au chef du gouvernement de le mettre au lieu et place de son prédécesseur Lotfi Braham, qui doivent payer pour tout ce mal causé au pays, et certainement, pour d'autres maux dont ils sont, très probablement, aussi responsables !


Cliquez ici pour lire l'article depuis sa source.