Le mercredi après midi 22 juin 2011 à la Kasbah a eu lieu la 10ème rencontre périodique de la cellule de communication du premier ministère tenue entre les représentants de plusieurs ministères et les médias. Lors de cette rencontre, M. Kadhem Zine El Abidine, représentant du ministère de la Justice, a déclaré que le nombre des actions en justice intentées contre le président déchu et son épouse s'élève, jusqu'à mercredi, à 113 affaires, dont trois ont ouvert droit à une instruction, durant la période comprise entre le 15 et le 17 juin courant. M. Kadhem Zine El Abidine a indiqué que la première de ces trois affaires intentées contre le président déchu et sa famille portait sur l'appropriation illégale de deniers publics relevant du Fonds national de Solidarité (26-26). La solidarité des tunisiens avec la “pauvre” famille de Ben Ali a atteint 40,794 MD en 2009 Selon les dernières statistiques communiquées par le secrétariat d'Etat chargé du Fonds de solidarité nationale, 26 – 26, au mois de décembre 2010, les dons en faveur du Fonds se sont accrus remarquablement, depuis la mise en place du mécanisme. Ils sont passés de 5,112 MD, au cours de la journée nationale de solidarité, le 8 décembre 1994, à 40,794 MD, au cours de la même journée de l'année 2009. Le nombre des donneurs, pour sa part, est passé de 182 mille uniquement, en 1994, à 5,866 millions de donneurs en 2009 soit un peu plus de la moitié des tunisiens, pour une population active de 3,7 million de personnes. C'est dire que ce ne sont pas exclusivement les gens qui travaillent et qui ont des rentrées d'argent régulières qui participent à l'alimentation du FSN. Bien au contraire, beaucoup d'inactifs effectuent des dons au profit du 26 – 26 et par conséquent, au profit de la famille de Ben ALi. A la chasse de l'industrie pétrolière et maritime La deuxième affaire intentée contre le président déchu, son épouse et son beau-frère Moncef Trabelsi, et un certain nombre de ministres et anciens responsables se rapporte à l'octroi, de manière illégale, à la société de transport maritime “Transmed” appartenant à Moncef Trabelsi, des marchés de transport de produits pétroliers de la Société “STIR”, privilège qui a permis au propriétaire de la société “Transmed” de gagner des sommes colossales grâce à ces pratiques déloyales. La troisième affaire portée contre Leila Trabelsi, son frère, Belhassen Trabelsi et tous ceux qui seront cités dans le cadre des enquêtes menées à cet effet, se rapporte à l'abus de confiance, à l'escroquerie et au dol commis à l'encontre d'un homme d'affaires tunisien résidant à l'étranger, qui représente les intérêts d'un groupe d'investissement arabe spécialisé dans le domaine touristique. Selon les faits, la victime a fait l'objet d'une manœuvre dolosive et a été victime d'escroquerie, en ce sens que Leila Ben Ali et son frère lui ont promis de l'aider pour la réalisation d'un complexe touristique à Hergla, une promesse indue qui lui a coûté un montant de 5 millions d'euros (environ 10 million de dinars). M. Kadhem Zine El Abidine a souligné que le jugement par contumace prononcé contre le président déchu et son épouse renforce la demande de son extradition vers la Tunisie, par le royaume d'Arabie saoudite. Il a, dans ce contexte, démenti que le tribunal ayant examiné l'affaire du palais de Sidi Dhrif ait précipité la proclamation du verdict contre Ben Ali et son épouse, affirmant que l'examen de l'affaire en l'absence de l'accusé, dans le domaine pénal, exige de prononcer le jugement, dans la même journée que le procès. Il a, en outre, affirmé que la convocation du président déchu pour le procès, s'est déroulée, d'une manière incontestable et de façon légale, et cela, “avec une convocation adressée par le juge tunisien à l'accusé et à son épouse, par l'intermédiaire d'un juge saoudien, par les canaux diplomatiques, trente jours avant le déroulement du procès, conformément à la loi en vigueur dans ce domaine.