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Tunisie – Comment vont-ils faire pour baisser la masse salariale ?
Publié dans Tunisie Numérique le 18 - 11 - 2021

L'une des exigences des bailleurs de fonds, et l'une des exigences de la crise, tout simplement, c'est le contrôle, voire la baisse de la masse salariale. Un chapitre qui dépasse, et de loin, dans le budget de l'Etat tunisien, les normes permises par les règles de la bonne gouvernance. Une masse qui crée un handicap majeur devant le gouvernement qui peine à boucler ses budgets, depuis une décennie, à cause, principalement, de ces dépenses faramineuses.
Il s'agit, hélas, d'un sujet tabou, dont on ne peut parler sans s'attirer les foudres d'une bonne partie de la population. Et pourtant... Il va bien falloir en discuter !
S'il va, vraiment, falloir, abaisser cette masse salariale, comment est-ce qu'on compte procéder ?
Car pour faire baisser cette masse, il y a deux solutions, pas de troisième voie ! Soit on diminue le salaire de tout le monde. Ce qui constituerait, à la limite, un crime, vue la crise économique et vu le pouvoir d'achat du tunisien qui est plus que laminé. Ce qui fait que la moindre réduction des revenus des tunisiens risquerait de la jeter au fond du gouffre de la pauvreté, dans la quelle trop nombreux y pataugent, déjà ? Et, elle risque, surtout, de susciter un problème social monstre, et une grogne générale qui resterait ouverte à tous les scénarios possibles, y compris les mires.
Soit, alors, on opte pour la deuxième solution, et qui est celle de réduire le nombre des salariés. Mais nous dira-t-on, quels salariés va-t-on sacrifier et priver de leurs salaires ? Eh, bien, tout simplement, les salariés surnuméraires qui sont venus, depuis, voilà dix ans, grever, non seulement, les finances de l'Etat, mais aussi celles des caisses sociales et de la caisse maladie, privant, ainsi le reste des salariés qui ont passé leur vie à cotiser, sans droit aux soins et à une couverture sociale décente !
Ces salariés surnuméraires sont les milliers d'individus qu'Ennahdha et ses alliés ont recrutés à tour de bras, depuis 2011, parmi les repris de justice, ou parmi les membres de leurs familles, voire leurs amis ou voisins. Des milliers d'individus sont, ainsi, venus grever le budget de l'Etat et ont été nommés à des postes fictifs. Et ils sont, depuis, en train de se faire payer des salaires pour ne rien faire, juste parce que les leurs auraient été, opprimés sous l'ancien régime. Il y en a, même, qui se sont, du jour au lendemain, retrouvés, comme par miracle, propulsés du statut de chômeur, à celui de haut cadre tout en haut de la hiérarchie, avec les salaires et avantages qui vont avec, ainsi qu'une retraite appropriée. Il y a, aussi, des milliers de personnes qui ont intégré la fonction sans avoir passé le moindre test, ni le moindre concours, ce qui fait de leur recrutement un abus, comme il y a, aussi, des milliers de personnes qui ont accédé à des emplois en usant de faux diplômes et de fausses pièces justificatives.
Mais, attention ! Ce que l'on raconte, là, ce n'est pas que du passé, car les nahdhaouis continuent, à ce jour, à recruter à droite et à gauche, ne serait-ce qu'au niveau des municipalités qu'ils contrôlent. Et c'est, entre autres, pour cette raison que l'Etat n'arrive pas à juguler la masse salariale qui grimpe chaque mois, un peu plus, au grand dam des économistes.
Un bon contrôle s'impose, donc, du côté de ces nouveaux recrutés de l'après 2011, en vue d'effectuer un bon coup de karcher, histoire d'alléger les dépenses publiques, et de permettre aux vrais contribuables de mieux respirer ! Car si on soustrait les salaires de ceux qui n'ont aucun travail, ou de ceux qui ont été recrutés pour leur loyauté ou appartenance partisane, ou, encore, ceux qui ont traficoté leurs dossiers, sans oublier les milliers de personnes qui sont grassement payés pour « faire fleurir le désert », c'est sûr qu'il y aura un bon pactole à récupérer. De quoi soulager les finances publiques d'un lourd fardeau inutile !
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