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Israël : ils préparent le deuxième crime contre l'Humanité, l'exode des Gazaouis, comme la "Nakba" de 1948
Publié dans Tunisie Numérique le 03 - 01 - 2024

L'indignation outrée de la communauté internationale et même du premier soutien d'Israël, les USA, n'y fait rien : le gouvernement de Benjamin Netanyahu assume ses crimes de guerre à Gaza et ne verrait pas d'un mauvais oeil un deuxième crime contre l'humanité après celui de 1948, "la Nakba". En effet deux ministres clés, Itamar Ben Gvir, en charge de la Sécurité nationale et Bezalel Smotrich, responsable des Finances, prêchent ouvertement pour l'exode massif des Palestiniens de Gaza…
Les cris d'orfraie de Washington n'y changent rien, pour ces deux extrémistes le salut de l'Etat hébreu passe par l'évacuation totale de la bande de Gaza. "Les Etats-Unis sont nos bons amis, mais avant tout, nous ferons ce qui est bon pour l'Etat d'Israël: encourager l'émigration de centaines de milliers de personnes de Gaza permettra aux résidents (israéliens) de rentrer chez eux (à la lisière de Gaza) et de vivre en sécurité tout en protégeant nos soldats", a posté Itamar Ben Gvir sur le réseau social X, en réaction à la désapprobation de la Maison Blanche.
Itamar Ben Gvir, leader du parti d'extrême droite pro-colons Force juive, a récidivé ; lundi dernier il avait appelé à la réinstallation de colons juifs à Gaza, après les combats en cours contre le Hamas. Il avait milité pour qu'on contraigne la population palestinienne à émigrer, corroborant la sortie de son collègue d'extrême droite aux Finances la veille.
Rappelons que l'expulsion d'une population de son territoire est formellement prohibé par les conventions de Genève, qui sont l'épine dorsale du droit humanitaire international. Par ailleurs les statuts de la Cour pénale internationale (CPI) pointent la "déportation ou le transfert forcé de population" comme un crime contre l'humanité…
Mais les conventions, les juridictions et la communauté internationales, l'ONU et tout le toutim Israël s'en moque royalement. C'est d'ailleurs le seul pays au monde qui ose piétiner allègrement les résolutions et condamnations de l'ONU – un record absolu – sans que cela lui retombe dessus. Tant que le pays de l'Oncle Sam lui sert de paratonnerre Netanyahu et compagnie peuvent commettre toutes les horreurs qu'ils veulent.
"Les Etats-Unis rejettent les récentes déclarations des ministres israéliens Bezalel Smotrich et Itamar Ben Gvir prônant la relocalisation des Palestiniens en dehors de Gaza", a réagi hier mardi dans un communiqué le porte-parole du département d'Etat, Matthew Miller. Il a qualifié ces sorties d'"irresponsables". Mais tant que les Américains livrent à Israël les munitions dont il a besoin pour ses funestes projets sur les Palestiniens l'Etat hébreu s'accommodera de la colère feinte de Joe Biden.
Bezalel Smotrich, qui pilote le parti "Sionisme religieux", en a remis une bonne louche ce mercredi 3 janvier, cité par les médias : "70% du public israélien sout(enai)t l'émigration volontaire des Arabes de Gaza et leur absorption par d'autres pays (…). Les partisans d'une telle solution humanitaire comprennent qu'un petit pays comme le nôtre ne peut se permettre une réalité où, à seulement quatre minutes de nos localités, il existe un foyer de haine et de terreur, où deux millions de personnes se réveillent chaque matin avec le désir de détruire l'Etat d'Israël".
Mais l'homme n'en est pas à sa première ignominie, lors d'un déplacement privé à Paris (France) en mars 2023 il avait gommé jusqu'à l'existence du peuple palestinien. "Il n'y a pas de Palestiniens car il n'y a pas de peuple palestinien", avait-il asséné.
C'est cela le gouvernement de Netanyahu : 6 partis de droite, d'extrême droite et d'obédience juive ultra-orthodoxe qui osent tout, au mépris de la définition même de la morale, de la vertu, de l'Humanité. Ce gouvernement, de l'aveu même du président américain, est responsable du pourrissement de la situation en Cisjordanie, colonisé par Israël depuis 1967 et des horizons bouchés des Gazaouis. Des horreurs qui durent depuis des décennies et ont provoqué l'attaque du 7 octobre dernier.
Les extrémistes qui dirigent Israël ont averti : il n'en ont pas terminé avec les Palestiniens, Netanyahu parle ouvertement d'une guerre très longue et son ministre de la Défense évoque des combats sur toute l'année 2024. Ce qui de fait entérine l'occupation de Gaza pour annihiler toute perspective de réinstallation des populations qui ont fui. De fait c'est un retour à la tragédie palestinienne de 1948. Donc ces deux ministres disent tout haut ce que Netanyahu cuisine secrètement.

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