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Un premier appel téléphonique à 600 milliards de dollars : à ce prix là qu'est-ce que MBS et Trump vont vendre, acheter?
Publié dans Tunisie Numérique le 24 - 01 - 2025

Le prince héritier saoudien, Mohammed ben Salmane, (MBS), l'homme qui décide de tout dans le royaume et bien au-delà, a eu l'insigne honneur du tout premier entretien téléphonique entre le président Donald Trump et un dirigeant étranger. Cette conversation a eu lieu le 22 janvier 2025. En mai 2017 Trump avait accordé à Riyad la toute première visite de son premier mandat. Il était reparti avec des contrats de 380 milliards de dollars. Le prix de la protection américaine contre l'ennemi historique, l'Iran, plus d'autres gros marchés entre les deux partenaires. Cette fois le républicain n'aura pas besoin de mouiller la chemise, les centaines de milliards de dollars viennent à lui, calé dans son fauteuil, dans le fameux Bureau ovale.
Ils reprennent les chantiers de 2020 et accélèrent
Les deux hommes s'étaient quittés en 2020, après la défaite de Trump à la présidentielle face à Joe Biden. MBS avait avec ce dernier des rapports cordiaux mais sans plus, il ne lui a fait aucun cadeau, même quand le président américain avait fait le déplacement jusqu'à Djeddah pour marchander avec lui. Avec Trump c'est autre chose, c'est passionnel, volcanique. Ben Salmane ne déteste pas la vision transactionnelle de l'Américain selon laquelle tout se vend et s'achète, pourvu que le prix soit sur la table.
En 2020 Trump avait tricoté les Accords d'Abraham, promettant monts et merveilles aux pays arabes qui acceptent de sauter le pas de la normalisation avec Israël. Beaucoup avaient plongé mais Riyad avait temporisé, en attendant de voir dans quel sens le vent allait tourner avec les autres Etats du Golfe. Trump est parti et le projet a végété. MBS l'a exhumé le 20 septembre 2023, avec une annonce fracassante. L'attaque du 7 octobre 2023 en Israël a remis tous les compteurs à zéro…
Washington et Riyad vont reprendre les choses là où ils les avaient laissées, maintenant qu'il y a une accalmie à Gaza on peut raisonnablement laisser un peu de place à ce sujet qui empoisonne tout depuis des décennies. Ça aide à comprendre l'activisme et la pression de Trump pour obliger le Premier ministre israélien Benjamin Netantayu à faire taire les armes. Mais cette fois MBS ne se contentera pas de vagues engagements dans la durée, il faudra quelque chose de tangible qui ressemble à un Etat palestinien.
C'est le minimum qu'exigera Riyad des USA pour couper court à toute contestation dans la famille des dirigeants arabes, mais surtout devant ces peuples dont les leaders ont une peur bleue. MBS sait que Netanyahu n'a rien prévu pour les Palestiniens, pas une once d'Etat, comme du reste Trump les a complètement ignorés dans les Accords d'Abraham. Mais cette fois la Maison Blanche devra faire un effort, même à minima, même le minimum syndical pour que la pilule de la normalisation passe.
Trump n'a rien de bon pour la Palestine, pourtant il faudra bien
Pour inciter Washington à hâter le pas Ben Salmane a dit à Trump lors de leur conversation téléphonique que le royaume projette de faire monter ses investissements aux USA à 600 milliards de dollars durant les 4 prochaines années. Ce montant colossal pourrait même enfler encore «si des opportunités supplémentaires se présentent», d'après un communiqué publié par les médias d'Etat saoudiens. Le républicain sait ce qui lui reste à faire…
Ce paquet évidemment serait accompagné des mêmes "largesses" posées sur la table par la Maison Blanche en 2020 et que MBS a rappelées sur Fox News (la "chaîne de Trump") en septembre 2023 : Un accord de défense global qui offrirait à l'Arabie saoudite de solides garanties de sécurité en cas d'attaque… Et pourquoi pas l'arme nucléaire pour se mettre définitivement à couvert, puisque Riyad ne fera jamais confiance à son voisin, l'Iran, en dépit du rétablissement officiel des liens diplomatiques en avril 2023.
Après cet entretien Trump a fait part de son enthousiasme, a dit le communiqué saoudien. Mais la Maison Blanche n'a rien confirmé jusqu'ici. Toutefois un fait étrange donne de précieuses indications : Très peu de temps après l'appel les USA ont classé les houthis du Yémen comme une «organisation terroriste étrangère». L'Iran, le principal soutien des rebelles yéménites, a protesté en arguant que rien ne justifie cette escalade de la part de Trump. Mais en fait si, la raison de cette frappe est évidente : les milliards des Saoudiens.
Les houthis sont aussi les ennemis de ces derniers, tout ça fait beaucoup de dépenses militaires et de morts sur le théâtre de guerre. Le coup de fil de MBS vaut bien quelques cadeaux, les houthis et l'Iran derrière eux sont les premiers gestes de Trump. Il y en aura beaucoup d'autres…



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