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France-Algérie : Macron coupe encore les ailes de Retailleau, le "virtuose" de Washington reprend la main
Publié dans Tunisie Numérique le 01 - 03 - 2025

Il était temps. Celui par qui l'éruption entre Paris et Alger est arrivée a enfin pris la parole. Il a enfin pris ses responsabilités, d'abord en tant que chef suprême de la Diplomatie française. On avait presque oublié que c'est lui le patron de Jean-Noël Barrot et pas le ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau. Je ne dis pas que tout le passif entre l'Algérie et la France est la faute de Macron, bien au contraire il a beaucoup œuvré pour pacifier les esprits. Mais c'est tout de même lui qui a décidé de basculer totalement dans le camp marocain, en estimant qu'il a trop attendu après avoir tendu la main au président Abdelmadjid Tebboune. C'est aussi lui qui a publiquement tancé Alger suite à l'arrestation de l'écrivain Boualem Sansal. Le ton était plus conciliant hier vendredi 28 février.
Le chef de l'Etat français sait y faire quand il veut, quand il le décide. Il a étalé ses talents de diplomate hors normes – il en a même trop fait – face au président américain Donald Trump, alors que le terrain était copieusement miné. Les Algériens n'attendent pas moins de la part de Macron. Les signaux positifs ont été émis lors de son déplacement au Portugal. Il a commencé par l'Accord de 1968, que beaucoup en France veulent abattre, pour des raisons politiciennes et électoralistes évidentes.
«On ne va pas les dénoncer de manière unilatérale. Ça n'a aucun sens», a asséné le président français. Il est d'avis que les maux n'émanent pas de ces accords «sur lesquels il y a beaucoup de commentaires, parfois d'ailleurs factuellement faux». Clairement c'est un désaveu cinglant de son ancien Premier ministre Edouard Philippe, qui a l'un des premiers à jeter ça sur la place publique. Puis il y a eu Retailleau et son prédécesseur et actuel ministre de la Justice, Gérald Moussa Darmanin, pourtant d'origine algérienne.
A noter que c'est la deuxième fois que le ministre de l'Intérieur est recadré par le président de la République. En octobre dernier Retailleau avait déclaré que «l'immigration n'est pas une chance». Macron avait attendu le 19e Sommet de la Francophonie, à Paris, pour répondre à son ministre. Un grand moment !
«Les choses se font bien quand elles se font avec exigence, avec engagement. Mais il ne faut pas qu'elles fassent l'objet de jeux politiques. Il faut qu'elles soient faites avec ce que notre pays mérite quand on parle de sa sécurité, c'est-à-dire un sens du réel et simplement une culture du résultat et de l'efficacité, et ensuite ce que le lien qu'il y a entre nos pays exige. Et donc nous, on veut être respecté et on le fera aussi avec respect», a martelé Macron...
«Parce que nous n'avancerons pas s'il n'y a pas un travail, on ne peut pas se parler par voie de presse. C'est ridicule. Ça ne marche jamais comme ça», a-t-il ajouté.
Rappelons que le 3 février 2025 le chef de l'Etat algérien avait demandé à son homologue français de sortir du bois, de prendre la parole. Dans sa dernière sortie suite au tour de vis sur les visas le président Tebboune avait déclaré qu'il laisse à Paris la responsabilité de la rupture totale. «J'ai bien entendu les mots du Président Tebboune et je souhaite qu'il y ait maintenant un travail de fond qui soit réengagé au service de nos intérêts des uns et des autres, avec exigence, respect, engagement», a répondu Macron.
Puis en direction des Algériens de France et des Franco-Algériens, martyrisés par la droite et l'extrême droite, le président a dit ceci : «On a des millions de Françaises et de Français qui sont nés de parents algériens, qui sont parfois binationaux, qui n'ont rien à voir avec ces débats, qui sont des gens qui vivent en paix, adhérents aux valeurs de la République. Je ne voudrais pas qu'ils soient maintenant pris dans ces débats parce qu'ils ont le droit à la vie tranquille aussi».
C'est clairement une reprise en main du dossier algérien, après un silence qui a fait de sacrés dégâts. Macron semble avoir compris que s'il laisse Retailleau et le Premier ministre François Bayrou piloter seuls la barque, à coups d'anathèmes et de menaces, son travail d'"apaisement des mémoires", qu'il a entamé dès 2021, sera complètement atomisé. Reste la suite. Le ministre français des Affaires étrangères est disposé à aller en Algérie pour aplanir toutes les difficultés, il attend la réponse de Tebboune depuis le 15 janvier dernier…
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