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Sept jours de colère en Turquie : Erdogan face à la colère populaire
Publié dans Tunisie Numérique le 26 - 03 - 2025

Mobilisation continue à Istanbul
Pour le septième jour consécutif, des centaines de citoyens turcs manifestent devant la municipalité d'Istanbul en soutien à Ekrem Imamoglu, maire de la ville et principal opposant politique du président Recep Tayyip Erdogan. L'arrestation d'Imamoglu mercredi dernier a déclenché une vague de protestations dans tout le pays, à l'appel du Parti républicain du peuple (CHP), principale force d'opposition.
Le leader du CHP, Özgür Özel, a appelé à une grande manifestation samedi à Istanbul pour dénoncer l'arrestation "politique" du maire et réclamer des élections anticipées. "Nous voulons la démocratie et nous la réclamerons dans la rue", a-t-il déclaré devant un rassemblement.
Une vague d'arrestations massive
Depuis le début du mouvement le 19 mars, 1 418 personnes ont été arrêtées à travers la Turquie pour avoir participé à des rassemblements interdits par les autorités. Parmi elles, 979 manifestants sont encore détenus par la police et 478 ont été présentés devant la justice, selon le ministre de l'Intérieur Ali Yerlikaya.
Sept journalistes ont également été placés en détention provisoire mardi à Istanbul, accusés de participation à des rassemblements non autorisés. Le climat de répression rappelle celui du mouvement de Gezi en 2013, marqué lui aussi par une mobilisation massive à Istanbul.
Restrictions accrues dans plusieurs villes
Les autorités ont renforcé les mesures sécuritaires. Un couvre-feu sur les rassemblements a été prolongé à Ankara jusqu'au 1er avril, tandis qu'un dispositif similaire a été mis en place à Izmir jusqu'au 29 mars. À Istanbul, les manifestations sont interdites depuis six jours, mais les contestataires continuent à affluer chaque soir devant la mairie.
Les protestations ont gagné en ampleur, touchant au moins 55 des 81 provinces du pays, selon l'Agence France-Presse. Les autorités, cependant, n'ont pas confirmé ce chiffre.
Réactions internationales et appels à la retenue
L'arrestation d'Imamoglu, accusé de corruption et de soutien au terrorisme, a suscité des réactions à l'échelle internationale. Le Conseil de l'Europe a dénoncé "un usage disproportionné de la force" contre les manifestants. L'ONU s'est dite préoccupée par les arrestations massives et a exhorté les autorités turques à enquêter sur les accusations de violences policières.
La France a également réagi, appelant à la libération du maire d'Istanbul. Un conseiller du président Emmanuel Macron a déclaré : "Nous espérons sa libération rapide. La Turquie est un partenaire important, mais elle doit être un partenaire démocratique."
Une crise politique à l'horizon
Ekrem Imamoglu, 54 ans, est considéré comme le rival le plus sérieux d'Erdogan. Il a dirigé Istanbul pendant deux mandats et venait d'être officiellement désigné comme candidat du CHP pour l'élection présidentielle. Son arrestation est survenue quelques jours après l'annulation de son diplôme universitaire par l'Université d'Istanbul, une décision qui pourrait le rendre inéligible à la présidentielle selon la Constitution.
Alors que la prochaine élection présidentielle est prévue en 2028, Erdogan, 71 ans, a atteint la limite des deux mandats présidentiels autorisés. Une candidature supplémentaire nécessiterait la convocation d'élections anticipées, relançant ainsi les spéculations sur l'agenda politique du pays.
Appels au boycott et accusations croisées
En parallèle, le CHP appelle au boycott de 11 grandes marques proches du pouvoir, dont une célèbre chaîne de cafés. Özgür Özel a ironisé : "Nous savons faire notre café nous-mêmes."
Le président Erdogan, de son côté, a accusé l'opposition de semer le trouble. "Cessez de perturber la paix des citoyens avec vos provocations", a-t-il lancé lors d'un discours télévisé, affirmant que l'Etat ne tolérera aucun trouble à l'ordre public.
Un tournant politique ?
L'affaire Imamoglu agit comme un catalyseur pour une opposition turque en quête de renouveau. L'ampleur des manifestations, le soutien international croissant et la perspective d'un scrutin anticipé pourraient bien faire de cette crise un moment charnière dans la vie politique turque.
Reste à savoir si le pouvoir en place choisira l'apaisement ou l'affrontement.
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