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Après l'injure de Netanyahu junior Macron reparle à Israël, pour rien…
Publié dans Tunisie Numérique le 15 - 04 - 2025

Entre le président français Emmanuel Macron et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu la cordialité est rarement au rendez-vous. Pourtant Macron a essayé, parfois même au prix d'un arrangement avec la morale et la légalité internationale. Par exemple quand l'exécutif français a signifié qu'il était hors de question d'arrêter Netanyahu s'il venait dans le pays – ce qu'il ne fera pas – pour exécuter le mandat d'arrêt de la CPI. Après cette annonce Tel-Aviv et Paris s'étaient un peu rabibochés. L'entente cordiale a volé en éclats quand le chef de l'Etat français a annoncé son projet de reconnaître l'Etat palestinien en juin prochain et d'entraîner d'autres nations dans son sillage. Le fils de Netanyahu, contre toute bienséance et politesse élémentaire, a attaqué frontalement Macron. Après l'éruption les deux nations ont repris langue.
Les deux chefs d'exécutif se sont parlé après la déclaration fracassante du président français sur l'Etat palestinien, un discours passionné certainement inspiré par les doux parfums (un marché de 7 milliards d'euros) de l'Egypte. Mais les douceurs Netanyahu ne connait pas. Il faut imaginer sa tête quand il a encaissé la nouvelle du projet que fourbit Macron, avec l'Arabie saoudite, pour la grand-messe de juin 2025 à l'ONU.
Le téléphone a sonné entre Tel-Aviv et Paris, l'histoire ne nous dit pas qui a pris l'initiative d'appeler, ce qu'on sait c'est que le président français a remis sur la table ce mardi 15 avril "une perspective de solution politique à deux Etats" et a plaidé pour que le "calvaire" des civils à Gaza cesse. Macron a insisté sur un cessez-le-feu permettant la libération des otages et "l'ouverture de tous les points de passage de l'aide humanitaire".
"Cessez-le-feu, libération de tous les otages, aide humanitaire, puis réouverture enfin d'une perspective de solution politique à deux Etats. C'est dans ce contexte que j'envisage la Conférence de juin" que la France coprésidera à l'ONU, "en prenant en compte les intérêts de sécurité d'Israël et de tous dans la région", a écrit le président français sur le réseau X. "Le calvaire que vivent les populations civiles de Gaza doit prendre fin", a-t-il martelé.
Par ailleurs il a déclaré : "L'ouverture de tous les points de passage de l'aide humanitaire est une nécessité vitale pour les populations civiles de Gaza. Je l'ai vu à El-Arish, cette aide est bloquée de l'autre côté de la frontière. Elle doit parvenir aux civils le plus vite possible". Il est d'avis que "le cessez-le-feu est la seule façon d'assurer la libération des otages toujours retenus par le Hamas"…
"La libération de tous les otages a toujours été une priorité absolue, tout comme la démilitarisation du Hamas", a ajouté Macron. Peut-être que "la libération de tous les otages a toujours été une priorité absolue" pour Paris mais pour la "démilitarisation du Hamas" c'est relativement nouveau. Disons que Macron a pris le train de Netanyahu et du président américain, il veut s'assurer qu'il ne sera pas sur le bord du chemin quand cette affaire se terminera, si jamais elle se termine, dans les années à venir.
Participer, coûte que coûte, même au prix de contorsions, revirements et reniements, c'est ce qui caractérise le président français sur le dossier palestinien. Il en a tellement abusé qu'il a cramé la crédibilité de la France dans le monde arabe ; la traditionnelle neutralité diplomatique de l'Hexagone, forgée par le général de Gaulle, y a perdu sa boussole. Alors oui, la parole de Macron est belle, frappe au coin du bon sens mais pèse peu.
Comment Netanyahu a réceptionné cette parole ? Et bien il a encore ressorti ses vieux poncifs, avec toujours autant de mauvaise foi vu ce qu'on sait des dessous politico-judiciaires de sa guerre. "Au cours de la conversation, le Premier ministre s'est fermement opposé à la création d'un Etat palestinien, affirmant que cela constituerait une énorme récompense pour le terrorisme", a dit le bureau de Netanyahu dans un communiqué.
Bref, le va-t-en-guerre israélien a fait du Netanyahu, Macron a fait du Macron. Les positions resteront figées et Paris n'ira pas au-delà des déclarations de principe. Tel-Aviv n'écoute que Washington et ce que dit Donald Trump n'est pas exactement ce que professe Paris. On en restera là. Rendez-vous en juin prochain à New York pour connaitre la suite de cette affaire vieille de 76 ans…

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