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Sondage ISTIS-TAP : « L'indécision et l'incertitude entourent toujours l'échéance du 23 octobre »
Publié dans TAP le 03 - 09 - 2011

TUNIS, (TAP) - L'incertitude sur perspectives politiques et socioéconomiques du pays persiste toujours. C'est ce qui ressort fondamentalement du les sondage ISTIS-TAP effectué au cours de la période du 15 au 28 août 2011 auprès d'un échantillon de 2717 personnes, sélectionnées selon la méthode des quotas par région, milieu, genre et âge.
Une première enquête avait été déjà opérée en avril 2011 sur la perception du Tunisien de la situation politique et socioéconomique du pays.
C'est donc à une lecture de l'évolution de l'opinion publique à laquelle invite ce second sondage né d'un partenariat entre l'agence Tunis Afrique Presse (TAP) et l'ISTIS (Institut de sondage et de traitement de l'information statistique) et dont les résultats ont fait l'objet d'une conférence de presse, samedi à Tunis.
D'une manière générale, la situation actuelle du pays est jugée incompréhensible par 50.9% des sondés, 27.2% jugent qu'elle est normale après une révolution, 11.8% ne ressentent aucun changement et 10.1% la trouvent douteuse.
Cependant, « les réponses semblent évoluer timidement vers une opinion positive même si globalement les trois quarts des Tunisiens pensent toujours que la situation du pays n'est pas claire et à la limite douteuse », estime l'ISTIS, avant de détailler les aspects sur lesquels se base cette interprétation.
Ainsi, on constate que plus de la moitié des répondants (57%) se sont déclarés insatisfaits de la situation sécuritaire. Un taux qui est demeuré inchangé par rapport à avril 2011.
Concernant la situation économique, 61% des répondants se sont déclarés insatisfaits. Un taux en augmentation de 5 points par rapport à avril 2011. Les résultats du sondage montrent aussi une détérioration du degré de satisfaction à l'égard du gouvernement. « Les résultats du sondage montrent que le taux de satisfaction de la population à l'égard des performances du gouvernement provisoire se situe à 21%, contre 31% au mois d'avril, perdant ainsi 10 points dans la confiance des Tunisiens au cours des quatre derniers mois », observe l'institut de sondage.
Et ce n'est pas tout. La population Tunisienne semble de plus en plus insatisfaite des revendications sociales qui se sont multipliées au cours des derniers mois. Les deux-tiers des personnes interrogées ont une opinion négative des revendications sociales. Une attitude qui s'est répercutée sur la perception du Tunisien à l'égard de l'UGTT (Union générale Tunisienne du travail). Au cours du mois d'août 2011, presque les deux tiers des répondants se sont déclarés insatisfaits des performances de l'UGTT.
Le relatif rejet de l'opinion vis-à-vis du gouvernement provisoire et de la centrale ouvrière ne doit pas occulter une forme de désaveu de l'opinion à l'égard des partis politiques. Seuls 7% des personnes interrogées se déclarent satisfaits des performances des partis politiques. « Le taux d'insatisfaction vis-à-vis des performances des partis politiques a augmenté de 64% au mois d'avril 2011 à 70% au mois d'août 2011 », révèle le sondage.
De ce point de vue, la question se pose quant à la légitimité des courants politiques de parler au nom du peuple.
Cette perception de l'opinion se reflète par conséquent sur les éventuels risques que pourrait connaître la Tunisie dans l'avenir. Ainsi, un retour de l'insécurité est possible pour 50% des personnes interrogées. La même proportion estime que le pays peut enregistrer une crise économique et plus du tiers pensent à un risque d'échec du gouvernement provisoire à réaliser des élections équitables. Il en est de même concernant la mise en place d'un véritable système démocratique.
En tout cas, l'intérêt du Tunisien pour la politique semble s'effilocher. « Le pourcentage de ceux qui ne s'intéressaient pas à la politique dépassait 75% avant la révolution. Quelques mois après la révolution, cette proportion s'est limitée à 20%. Actuellement, elle se situe à 45.2% », remarque l'ISTIS.
Il en est de même de l'intérêt porté pour les partis politiques. Le sondage ISTIS-TAP montre que 56,9% des personnes interrogées déclarent « n'apprécier aucun parti politique ». Cela n'en réduit pas moins leur notoriété.
Dans ce cadre, le mouvement Ennahdha occupe la première place en termes de notoriété, plus de 72% des Tunisiens déclarent spontanément le connaître, même de nom. Il est suivi du PCOT avec un taux de notoriété de 24.5%, du PDP avec 22.3% et du FDLT avec 20.5%.
En revanche, cela ne signifie pas une préférence. « Les statistiques sur le degré de préférence s'éloignent du taux de notoriété, les Tunisiens déclarent préférer le mouvement Ennahdha à hauteur de 22.8% le positionnant à la première place des préférences, en seconde position se trouve le PDP avec 8.7%, suivi du FDTL avec 5.9% et du MDS avec 3.1% », indique l'ISTIS, rappelant que « près de 57% des Tunisiens déclarent n'avoir aucune préférence pour les partis politiques ».
Plus encore, les deux tiers des sondés considèrent que les partis politiques ne les représentent pas et ne reflètent pas leurs avis et près de 60% semblent méconnaître le rôle et les attributions de la Constituante.
Est-ce que cela explique la désaffection des Tunisiens à s'inscrire sur les listes électorales ? « Selon les déclarations des personnes interrogées, inscrites ou non inscrites dans les listes électorales, le taux élevé d'abstention à l'inscription (42%) s'explique par la multiplicité des partis politiques, le manque de visibilité par rapport aux intentions de votes, la faible confiance en les partis politiques, le flou et la confusion qui règnent autour des programmes des partis politiques et l'ignorance du rôle de l'Assemblée constituante », explique l'ISTIS.
Abordant le volet des intentions de vote, le sondage ISTIS-TAP indique que 72% des Tunisiens ont l'intention de voter lors des prochaines élections et cela indépendamment de leur situation par rapport à la liste électorale et de leur degré de connaissance du rôle de la Constituante.
A cet égard, les deux tiers de ceux qui ont l'intention de voter n'ont pas encore décidé pour qui ils vont accorder leur vote. Et près de la moitié de ceux qui ont déjà décidé de leur choix estime que leur décision pourrait changer d'ici le 23 octobre 2011.
Le sentiment d'indécision et d'incertitude par rapport à l'échéance du 23 octobre est particulièrement tenace.
Au cours de la conférence de presse, les journalistes ont sollicité des éclaircissements sur la crédibilité des résultats de ce sondage, sur l'influence de ce genre d'outil sur l'opinion publique et ses intentions de vote, sur la méthodologie ayant guidé l'élaboration de l'échantillon ainsi que sur la différence pouvant exister entre enquête économique et sondage politique.


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