LA KASBAH (TAP) - La séance de travail qui a réuni, jeudi matin, au siège du Premier ministère, le ministre délégué auprès du chef du Gouvernement, chargé des relations avec l'Assemblée nationale constituante Abderrazak Kilani et le ministre marocain chargé des Relations avec le parlement et la société civile, Habib Choubani, a permis d'examiner les moyens d'impulser l'action parlementaire maghrébine et d'atteindre l'étape d'intégration globale entre les peuples de la région. M. Kilani a passé en revue, à cette occasion, les principales phases de la révolution tunisienne et du processus de transition démocratique du pays, soulignant la concorde nationale sur l'impératif de dépasser les séquelles du régime déchu pour édifier les institutions de l'Etat, remporter les grands défis qui se posent et concrétiser les aspirations du peuple à davantage de progrès et de prospérité. Il a, sur un autre plan, relevé l'importance que revêt l'édification du Maghreb arabe, notamment à la lumière des dénominateurs communs partagés entre les peuples de la région et de la complémentarité qui les caractérise et qui est de nature à les aider à aplanir les obstacles qui se dressaient durant l'étape écoulée. Pour sa part, le ministre marocain s'est déclaré fier de la révolution tunisienne qui a assaini, selon ses dires, «le pays des séquelles de la tyrannie qui l'avaient empêché d'occuper la place qui lui sied dans la région », louant les réussites accomplies par la Tunisie dans le sens de l'édification de la démocratie. Il a, dans ce cadre, exposé l'expérience marocaine qui a fondé un régime moderne qui préserve les acquis les historiques du Royaume et qui est en harmonie avec les exigences de la démocratie à laquelle aspirent les peuples maghrébins, insistant sur la nécessité de tirer les leçons des problèmes connus par les régimes qui ont tenu tête à leur peuple. M. Choubani a, par ailleurs, souligné l'impératif de multiplier les rencontres parlementaires maghrébines afin de « consolider l'esprit de concertation », seul moyen pour surmonter les obstacles qui entravent l'intégration globale des peuples, insistant sur le rôle pouvant être joué par la société civile dans la dynamisation du processus d'intégration. La rencontre s'est déroulée en présence de l'ambassadeur du Royaume du Maroc à Tunis qui a indiqué que la prochaine réunion de la haute commission mixte tuniso-marocaine se tiendra durant la période comprise entre mi-mars et mi-avril.