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Interview de Madame Leïla Ben Ali au journal "Assabah" à l'occasion de l'inauguration du Centre Basma d'intégration des personnes handicapées
Publié dans TAP le 21 - 10 - 2010

TUNIS, 21 oct 2010 (TAP) - A l'occasion de l'inauguration du Centre Basma d'intégration des personnes handicapées, relevant de l'Association "Basma" pour la promotion de l'Emploi des handicapés, Madame Leïla Ben Ali, épouse du Président de la République et présidente de l'Organisation de la Femme Arabe (OFA), a accordé une interview au journal "Assabah", publiée, jeudi, en langue arabe et française, dans les quotidiens "Assabah" et "Le Temps", relevant de Dar-Assabah.
Madame Leïla Ben Ali, présidente de l'Association "Basma" pour la promotion de l'emploi des handicapés et de l'Association "Saïda" pour la lutte contre le cancer, met l'accent dans cette interview sur les objectifs de ce nouvel acquis destiné aux personnes ayant des besoins spécifiques et son rôle dans la prise en charge des handicapés en Tunisie, ainsi que sur les efforts déployés par l'Organisation de la femme arabe (OFA) en vue de raffermir le processus d'action commune dans le domaine de la femme.
Voici le texte intégral de l'interview :
L'association Basma s'emploie à promouvoir les handicapés et à en améliorer l'employabilité. Dans quelle mesure "Basma" a-t-elle gagné cet enjeu?
L'association "Basma" est, comme le savent toutes les Tunisiennes et tous les Tunisiens, une association caritative à vocation sociale qui oeuvre en faveur de l'insertion des handicapés dans la sphère de production et de l'élargissement des perspectives de l'emploi devant le plus grand nombre possible parmi ceux d'entre eux aptes au travail salarié ou pour le compte propre.
Elle s'emploie aussi à les orienter vers les postes d'emploi disponibles et adaptés à la nature de leur handicap et à leur qualification.
L'association s'emploie aussi à dispenser la formation nécessaire aux personnes ayant des besoins spécifiques et à les préparer à la vie professionnelle, avec le concours des structures de formation compétentes et des associations en charge de la promotion des handicapés.
Elle leur porte, également, appui pour l'identification de projets productifs, la création de sources de revenus et l'accès aux aides et crédits. Elle encadre, en outre, ceux d'entre eux installés pour le propre compte et les aide à améliorer la qualité de leurs produits et à les écouler.
L'association s'efforce aussi d'explorer de nouveaux créneaux de travail au profit des handicapés. Nous sommes parvenus, au prix d'efforts denses et diversifiés, à procurer un certain nombre de postes d'emploi aux handicapés dans maints secteurs économiques, qu'il s'agisse de travail rémunéré ou de création d'entreprises. L'association a procédé à la distribution d'équipements pour la création de microprojets dans un certain nombre de branches d'activité.
En langage des chiffres, l'association a réussi à faire embaucher près de 400 handicapés et contribué au financement de 200 projets dont les promoteurs ont créé de nombreux postes d'emploi dont ont bénéficié aussi bien des personnes valides que des handicapés.
L'association a veillé à assurer la pérennité de ces projets privés qu'elle a concouru à créer, et ce en organisant des expositions vente pour faciliter la commercialisation de leur production en Tunisie et à l'étranger.
L'association a organisé à l'intention de ces catégories à besoins spécifiques des sessions de formation en informatique et multimédia dont ont bénéficié des jeunes des deux sexes d'un niveau universitaire. Tous les stagiaires ont reçu des diplômes qui ont facilité leur accès au marché de l'emploi et qui leur ont ouvert de nouveaux horizons de travail, à la faveur de l'accès des personnes porteuses de handicap aux nouvelles technologies de la communication.
Face à l'augmentation de la proportion des handicapés postulant à un emploi et ayant un niveau d'instruction assez bas, l'association a élargi son champ d'intervention en apportant son concours à l'intégration scolaire de ces handicapés, en leur dispensant la formation appropriée dans nombre de branches d'activité et de métiers ou en leur donnant la possibilité d'acquérir des connaissances complémentaires dans leur spécialité afin de mieux les préparer au marché de l'emploi.
L'association a également réussi à mettre en place un système de formation et de mise à niveau, et à créer un centre de formation spécialisé en informatique destinée aux malvoyants et doté d'équipements modernes, ainsi qu'une cellule de services à distance, d'un centre d'appel et portail marchand dédié aux produits des personnes handicapées.
Bien que l'insertion économique du handicapé soit notre objectif ultime, nous avons tenu, en même temps, à mener des actions caritatives et de solidarité, dont la campagne "Basma" des fauteuils roulants, au cours de laquelle l'association a fourni des milliers de fauteuils aux bénéficiaires sur tout le territoire national. Je considère que le Centre Basma pour l'intégration des handicapés est le couronnement d'une action soutenue qui s'est poursuivie sans relâche durant toute la décennie écoulée et dont ses pupilles sont en droit d'être fières.
Nonobstant la qualité des réalisations et au vu de l'ampleur du défi que l'association entend relever, je peux dire que gagner pleinement le pari commande encore d'imaginer de nouveaux mécanismes et d'identifier les solutions à même de créer un surcroît d'opportunités pour assurer l'emploi des handicapés et changer les mentalités à ce sujet. Notre ambition ultime reste en effet la réalisation de l'objectif que nous nous sommes fixé, à savoir: "Un emploi pour chaque handicapé".
Ce qui nous incite à poursuivre l'effort est que la politique sociale de l'Etat et la prise de conscience de notre société quant aux valeurs de solidarité et d'entraide sont nos meilleurs atouts pour gagner ce challenge difficile.
A propos, justement, du "Centre d'intégration des personnes handicapées", pourriez-vous donner un aperçu des caractéristiques les plus significatives de ce centre ?
"Le Centre d'intégration des personnes handicapées" est un espace ouvert aux handicapés et aux non handicapés, avec leurs familles, pour communiquer et se connaître et pour assurer une prise en charge intégrale et permanente des personnes à besoins spécifiques de tous âges et de toutes conditions, en provenance de toutes les régions du pays.
C'est un projet-pilote qui réunit sur un même lieu et en même temps des services évolués qui relevaient du rêve pour les handicapés et qui sont devenus une réalité tangible depuis un mois, et ce, avec la participation de tous les Tunisiens.
Cet espace dispensera de nombreuses prestations dont l'aide psychologique, l'orientation appropriée, l'accompagnement de l'insertion du handicapé dans la vie active, sa formation en informatique, technologies de la communication et autres métiers, l'assurance de services intégrés pour développer ses aptitudes professionnelles par la mise à niveau fonctionnelle et sanitaire, outre des activités culturelles et sportives devant permettre à cette catégorie de disposer de moyens didactiques et ludiques.
Ce centre confirme que la Tunisie est la patrie de tous les citoyens, où il ne saurait y avoir ni exclusion ni marginalisation et que la disponibilité de services évolués est un droit garanti à tous, y compris aux handicapés et autres personnes à besoins spécifiques.
L'approche adoptée par l'association suscite-t-elle l'adhésion souhaitée des autres composantes de la société civile et des acteurs économiques ou le regard traditionnel porté sur les catégories à besoins spécifiques perdure-t-il encore ?
Nous nous appuyons, dans notre démarche pour la mise en oeuvre de nos programmes, sur les lois et mécanismes mis en place par l'Etat, dont en premier lieu la loi d'orientation sur la promotion et la protection des personnes handicapées.
Cette loi est, comme chacun sait, une loi intégrant tous les volets de la prise en charge, de l'insertion et de la promotion des personnes handicapées. Elle répond surtout au processus inhérent à la garantie des droits fondamentaux de tous les Tunisiens, le droit à l'emploi en tête.
Dans son action visant à procurer à la personne handicapée un poste d'emploi ou une source de revenu, l'association s'emploie, en fait, à lui permettre d'exercer son droit à s'acquitter de son devoir en matière de développement et son droit à bénéficier des fruits de la croissance au moyen de son insertion dans le circuit économique.
Ceci signifie que cette question procède de l'exercice par le handicapé de la plénitude de ses droits, de manière à ce qu'il passe du statut de citoyen assisté à celui de citoyen responsable qui s'assume et qui assume le droit de marquer sa présence sur le marché de l'emploi, à l'abri de toutes formes de pitié ou de compassion.
Tout en prenant acte de l'évolution de la conscience des Tunisiens en la matière et en nous réjouissant de l'adhésion des instances et autres entreprises publiques et privées à notre action, de leur soutien à nos efforts et de leurs contributions, à nos côtés, à favoriser l'employabilité des handicapés, nous estimons qu'un effort supplémentaire reste à faire et que ce qui a été réalisé, pour important qu'il soit, est encore en deçà de nos ambitions et ne répond pas à toutes les attentes.
Force nous est d'admettre la persistance, dans notre société et dans l'esprit des chefs d'entreprises, d'une perception traditionnelle réductrice de l'aptitude du handicapé à remplir ses obligations et à avoir un potentiel créatif et productif qui gagnerait à bénéficier d'une action plus résolue et plus exhaustive pour enraciner une culture et un état d'esprit nouveaux et afin que la frange des handicapés soit enfin perçue comme une ressource humaine dotée d'un savoir-faire et des aptitudes propres à permettre leur insertion dans le monde du travail et les rouages de la production.
L'association Basma déploie à cet égard un effort considérable pour sensibiliser l'opinion publique et les chefs des entreprises nationales aux aptitudes des handicapés et faire connaître les incitations instaurées par la loi en leur faveur et destinées à encourager leur embauche ou des les aider à s'installer à leur propre compte.
Le développement auquel aspire notre pays gagnerait à ce que toutes nos ressources humaines soient judicieusement utilisées loin de toute forme de discrimination et de marginalisation.
Or, l'emploi des personnes à besoins spécifiques demeure l'un des grands défis auxquels notre pays se trouve confronté. Nous avons franchi un bon chemin dans ce sens. Nous sommes confiants quant au fait que le profond enracinement dans notre peuple des valeurs du bien et du dévouement au service de l'intérêt général, en termes de culture et de comportement, finira par éliminer les obstacles depuis l'exercice, par le handicapé, de son rôle au sein de la société, ce qui doterait cette frange de notre peuple des attributs de la quiétude et de la dignité.
Vous avez créé récemment l'association Saïda pour la lutte contre le cancer, par le biais de laquelle vous vous employez à créer l'Institut Ezzahraoui de lutte contre le cancer. Que pourrait-on dire de ce projet?
Comme j'ai déjà eu à le dire en d'autres occasions, la mission de l'association Saïda consiste à contribuer, à travers ses activités, au plan national de lutte contre le cancer et à aider à parfaire la prise en charge des patients atteints de cette maladie et des leurs dans tous les domaines : médical, humanitaire, social. Elle consiste aussi à faciliter l'acquisition et la collecte de médicaments spécifiques et à en faire bénéficier les patients nécessiteux ou de condition modeste.
L'association Saïda s'emploiera, dans le même contexte, à mener des programmes de sensibilisation et de vulgarisation dans nombre de domaines en rapport avec les pathologies cancéreuses, dans plusieurs régions du pays. La construction de l'Institut Ezzahraoui, dans le quartier de Bab Saadoun sera la pierre angulaire de notre activité en cette étape.
L'institut sera un centre public à caractère universitaire, qui assurera une prise en charge totale, intégrée et efficace en matière de traitement des affections cancéreuses et s'emploiera à la prévention et au diagnostic précoce par le recours aux techniques d'exploration les plus sophistiquées, outre la réalisation d'activités scientifiques et la valorisation d'études médicales et toute action en rapport avec cette maladie.
Nous ferons en sorte que cet institut qui apportera un plus qualitatif aux efforts nationaux de lutte contre les maladies cancéreuses soit opérationnel d'ici deux ans. Pour important qu'il soit, ce qui a été réalisé dans notre pays en matière de prévention et de culture sanitaire doit inciter davantage les associations spécialisées dans ce domaine à soutenir les efforts de l'Etat dans le domaine de la prévention, afin d'épargner à notre société les maladies. L'association Saïda s'emploiera à y contribuer activement, forte en cela de la propension des Tunisiennes et des Tunisiens aux bonnes actions et au bénévolat.
La Tunisie abritera, à la fin de ce mois, le 3ème Congrès de l'Organisation de la femme arabe sur le thème "La femme et le développement durable". Pourquoi précisément ce thème ?
Je dois exprimer d'abord toute notre fierté de l'accueil par notre pays de cette rencontre arabe et de la présence des Premières dames des pays arabes qui viendront confirmer les attaches de profonde fraternité et les relations de coopération étroite qui nous lient les uns aux autres.
Nous aspirons à des résultats qui soient à la hauteur des ambitions de la femme arabe. Nous avons grand espoir que le congrès de Tunis marquera une étape qualitative sur la voie de la concrétisation de la volonté de réforme et de modernisation qui anime tous les Etats arabes, s'agissant en particulier de l'élévation du statut de la femme, de la consécration de ses droits et du renforcement de sa participation à la vie publique, dans le cadre du développement et de la prospérité que nous escomptons pour nos pays.
L'amélioration de la condition de la femme représente désormais une question stratégique pour l'édification des sociétés et la réalisation du développement intégral. C'est ce qui explique le choix qui s'est porté sur le thème du 3ème congrès de l'Organisation de la femme arabe, à savoir "La femme arabe, partenaire essentiel dans le développement durable", ce qui traduit une conscience générale quant au fait que le développement des aptitudes de la femme et la réaffirmation de la complémentarité de ses rôles avec ceux de l'homme sont un préalable à la réalisation du développement de la société et à la garantie de son équilibre.
La condition de la femme s'est améliorée ces dernières années. Les femmes arabes ont prouvé être dignes des nouveaux rôles qui leur sont dévolus, leur aptitude à assumer les charges du développement dans leurs sociétés respectives et qu'elles possèdent le savoir et le savoir-faire les habilitant à être des partenaires qui comptent dans l'oeuvre de développement.
Notre voeu est que le congrès de Tunis donne lieu à un ensemble d'idées et mécanismes à même de contribuer à accroître les aptitudes propres de la femme arabe, de manière à garantir son droit à assumer pleinement son rôle en matière de consolidation des attributs de développement durable dans les pays arabes, sur la base des principes de justice, d'égalité et de partenariat entre les genres.
Nous ne ménagerons aucun effort pour que le Sommet de Tunis marque un jalon privilégié dans le processus de l'action arabe commune dans le domaine de la femme, l'amélioration de sa condition, la protection de ses droits, la préservation de sa dignité et la réunion des conditions à même de lui permettre d'exercer pleinement sa citoyenneté.


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