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Augmentation du prix de la bière de 100 millimes, la SFBT explique pourquoi il ne faut pas le faire
Publié dans Tuniscope le 06 - 10 - 2013

Ci-joint la lettre ouverte de la Société de Fabrication des Boissons de Tunisie S.F.B.T. à l'attention des députés de l'Assemblée Nationale constituante.
Au mois de février 2011, la taxe sur la bière en bouteille a été augmentée de 70%, la faisant passer de 430 à 730 millimes/bouteille, soit 290% du prix de vente hors taxes.

S'agissant d'un produit fabriqué localement qui ne contient que 4,5% d'alcool, cette augmentation de la taxe est injuste comparativement à celle appliquée aux liqueurs importées qui ne sont taxées qu'à hauteur de 395 % alors qu'elles contiennent 45% d'alcool, soit neuf fois plus que la bière.
Concomitamment, le droit de consommation du vin, qui contient entre 11 et 13% d'alcool, est passé de 900 millimes à 1 D,350.
Cette augmentation ne représente que 8% du prix de vente pour la gamme moyenne et 5% pour le haut de gamme.
L'augmentation du Droit de Consommation s'est traduite par une hausse du prix de vente de la
bière en bouteille de 43,6%, ce qui a eu pour conséquence une baisse des ventes de la bière en bouteille de plus de 28 % dans les bars, hôtels et restaurants, et laisse supposer un transfert de consommation de la bière vers le vin et les liqueurs qui sont des produits plus alcoolisés.

Nous venons maintenant d'apprendre par les médias que la loi des finances 2014 instaurerait une taxe supplémentaire de 100 millimes par bouteille de bière au profit de la Caisse Générale de Compensation, arguant du fait que la bière est produite à partir du sucre subventionné.
Nous tenons à préciser que le prix actuel du sucre importé rendu à nos usines est quasi identique à celui qui nous est facturé par l'Office du Commerce de Tunisie, la Caisse Générale de Compensation finançant en réalité les frais de structure de l'Office.
Le sucre contenu dans une bouteille de bière ne représentant que 8,2 millimes, cette taxe de 100 millime par bouteille de bière qui servirait à pallier la compensation du sucre, serait complétement injuste et dispro-portionnée puisqu'elle est 12 fois supérieure à la valeur du sucre réelle-ment utilisé, sans compter que certaines bières ne contiennent pas du tout de sucre.
Il va sans dire que nous ne comprenons pas la logique de cette nouvelle taxe qui aurait pour effet de bais¬ser davantage nos ventes et par conséquent les recettes de l'Etat, et d'aggraver les problèmes sociaux du fait qu'elle entraînerait une baisse de la production et donc, une réduction du temps de travail et du revenu des ouvriers et de l'entreprise.
Si l'objectif visé est d'attaquer la consommation de la bière, il vaudrait mieux que les industriels en soient informés afin de prendre les mesures adéquates.
S'il s'agit d'alléger la compensation du sucre, la solution n'est pas de taxer la bière mais de permettre aux industriels d'importer du sucre directement et d'en supporter les coûts.
Cette nouvelle injustice viendra s'ajouter à celle du secteur des boissons gazeuses, considérées comme un produit populaire, rentrant dans le calcul de l'inflation mais supportant une lourde taxation de 47,5% (25% de D.C. + 1 8% de T.V.A.) comparativement à des produits de luxe comme les machines à laver la vaisselle, les climatiseurs, les produits de beauté, etc.. qui ne paient que 10% de Droit de Consommation.
Dans le même contexte, nous venons d'apprendre l'augmentation violente du coût de l'énergie pour es industries énergivores, en premier lieu, ce qui va se répercuter d'une manière importante sur le prix de revient et, par conséquent, sur les prix de vente, touchant encore une fois le consommateur et ce, tant pour la bière que pour les boissons gazeuses qui sont des produits consommés par les classes populaires. S'il est vital pour la Tunisie de traiter les problèmes de la Caisse de Compensation, ce n'est pas par des mesures ponctuelles et unilatérales que ce problème doit être réglé mais en associant toutes le parties concernées et en prenant soin de protéger les citoyens les plus démunis.
Pour trouver de nouvelles ressources budgétaires, l'Etat devra sortir des sentiers battus et faire preuve de plus d'imagination permettant de ne pas fragiliser davantage le tissu économique.
Il est ahurissant de constater le manque d'imagination qui sévit actuellement dans le pays : avons-nous réfléchi à l'instauration, par exemple, d'un droit de consommation de 10% sur la communications téléphoniques (en plus du droit de timbre) afin de freiner la surconsommation et l'hémorragie de devises, ainsi que d'une taxe de 1% sur tous les achats et ventes de devises, en tant que mesure exceptionnelle, en attendant de régler le problème de la Caisse de Compensation. Cela rapporterait près d'un milliard de dinars à lEtat.
La Direction Générale du Groupe de la Société de Fabrication des Boissons de Tunisie S.F.B.T


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