Le Conseil national de l'Ordre des pharmaciens de Tunisie (CNOPT) a mis en garde les propriétaires de pharmacies privées contre la poursuite du régime du tiers payant en l'absence d'un cadre juridique après l'expiration, le 31 décembre 2025, de la convention sectorielle liant la CNAM au SPOT. Menace de recours juridiques Dans un communiqué publié jeudi, le Conseil a affirmé qu'il se réserve le droit de recourir à tous les moyens juridiques nécessaires pour défendre la loi et l'éthique de la profession. Base légale rappelée Le CNOPT a rappelé les dispositions de la loi n°71 de 2004 sur l'assurance maladie, notamment l'article 11, qui prévoit que les relations entre prestataires de soins et la Caisse nationale d'assurance maladie sont régies par des conventions-cadres et sectorielles. Attachement au système de couverture Le Conseil a réaffirmé son attachement au régime d'assurance maladie en tant qu'acquis pour le citoyen tunisien, appelant à des solutions durables et à l'ouverture d'un dialogue sérieux avec les représentants de la profession. Décision de la CNAM Cette position intervient après la décision de la CNAM, prise depuis octobre, de poursuivre l'application du tiers payant directement avec les pharmacies privées afin d'assurer la continuité de l'approvisionnement des assurés sociaux en médicaments. Contexte de crise financière De son côté, le SPOT a annoncé le 5 janvier la fin de la convention avec la CNAM, évoquant des retards de paiement dépassant 185 jours, ayant entraîné la fermeture de plusieurs pharmacies et l'épuisement de leurs capacités financières.