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En Tunisie, le célibat sonne les cloches
Publié dans Tuniscope le 05 - 06 - 2010

Le mariage était souvent défini en tant que fin évidente et naturelle à toute histoire d'amour sinon une étape « obligatoire » à un certain niveau de maturité. Les choses ont tellement changé que cet engagement a perdu de son importance.
Le mariage était souvent défini en tant que fin évidente et naturelle à toute histoire d'amour sinon une étape « obligatoire » à un certain niveau de maturité. Les choses ont tellement changé que,cet engagement a perdu de son importance. Des etudes récentes ont été faites pour comprendre le phénomène du célibat et ses origines. C'est ainsi, que nous allons décortiquer le sujet du célibat en Tunisie.

L'Office National de la Population et de la santé de la Reproduction (ONFP) a publié lors de sa 9ème session des cercles de la population et de la santé de reproduction, un dossier documentaire intitulé « Célibat chez les jeunes : choisi ou subi ? ». Le dossier consiste en une collecte faite par l'ONFP à partir de différentes sources entre autres des études faites sur le célibat aux échelles mondiale et locale. Le document distingue deux types de célibat : le célibat consenti (personnes qui ont choisi de vivre seules et qui l'assument) et le célibat subi (personnes séparées, divorcées, veuves, frustrées, dégoutées..). Pour notre part, l'on s'intéressera plutôt à la première catégorie qui constitue déjà une majorité.

Toutes les données officielles y compris une enquête réalisée par l'ONFP, démontrent que le pourcentage des personnes mariées est passé, entre 1994 et 2004, de 54,1% à 51,4 % pour les hommes et de 54,5% à 52% pour les femmes. Le taux de célibat suit naturellement et passe à 51,2% pour les hommes et 31,7% pour les femmes en 2001. La tendance est plus répandue en Tunisie mais elle est la même dans tous les pays du Maghreb. Par contre, l'intrigant est que l'âge du premier mariage en Tunisie est plus élevé qu'en France. Il a atteint , respectivement, 32,2 ans contre 30,4 chez les hommes et 29,2 ans contre 28,2 ans chez les femmes. Les chiffres se prononcent, les changements sont radicaux. Pourquoi le Tunisien ne veut plus se marier ?

Il se trouve que la tendance du célibat est universelle, la Tunisie en fait partie et ne constitue guère une exception. En revanche, les mutations étaient très rapides par rapport à une société arabo-musulmane très conservatrice à la base. Notre société a évolué depuis l'indépendance vers une certaine ouverture qui nous laisse aujourd'hui perplexes.. Si la Tunisienne a acquis beaucoup de droits, lui permettant d'être indépendante et active, la société, elle, n'a pas évolué au même rythme. Le décalage a fait qu'un certain défi s'est créé entre les deux sexes causant une méfiance mutuelle.

Si le Tunisien pense que sa mentalité a changé, il se ment lui même. Dans un pays où liaisons libres et sexualité ne sont plus tabous, la virginité pose toujours problème. Nous migrons de plus en plus vers un individualisme qui ne fait qu'accentuer la xénophobie et la peur de l'autre.

A noter aussi, cette régression générale des mentalités et l'apparition d'un certain extrêmisme religieux incompatible avec nos traditions. Rajoutons à ceci, l'élévation du coût du mariage qui devient surréaliste, la durée des études qui s'est prolongée, et le chômage. Ça nous fait une combinaison très complexe de freins au mariage.

La famille ne joue plus son rôle de l'éducateur, l'école s'est déchargée de cette éducation en faveur de l'enseignement pur et dur. Et avec tout ces flux d'informations numériques et digitales, les jeunes perdent de leurs repères. Les jeunes ont viré vers un mode irrésponsable. Vénérant leur libérté et craignant l'engagement, ils fuient de plus en plus toute sorte de responsabilité et cherchent plutôt à nouer des realtions en dehors du cadre matrimonial. Est ce vraiment une question de liberté ou plutôt un amour de la facilité? Comment devons-nous nous mobiliser face à une telle crise?

Le débat est ouvert, à vous, pour communiquer vos opinions.


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