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Béji Caïd Essebsi à Paris Match : La Tunisie ne sera jamais gouvernée par la Charia
Publié dans Tuniscope le 23 - 03 - 2015

Le Président de la République, Béji Caïd Essebsi, à accordé une interview au magazine hebdomadaire français, Paris Match suite à l'attaque terroriste perpétrée contre le musée du Bardo qui a suscité une vive émotion à travers le monde.
Voici l'interview accordée par Béji Caïd Essebsi à Paris Match :
Après les attentats liés à Daech en France, puis au Danemark, étiez-vous sur vos gardes en Tunisie ?
Béji Caïd Essebsi. Visiblement pas assez. Il y a eu des défaillances. Nos services de sécurité ont réagi de manière très efficace pour terminer rapidement l'attaque au Bardo, évitant certainement des dizaines de morts supplémentaires si les terroristes avaient pu déclencher leurs ceintures d'explosifs. Mais en amont, la police et le renseignement n'ont pas été assez systématiques pour assurer la sécurité du musée. Il faut savoir que notre administration a été affaiblie et désorganisée par quatre années de mauvaise gouvernance depuis la Révolution (contre Ben Ali en janvier 2011, NDLR). Mais nous sommes en train de nous ressaisir. Les réformes vont être très rapides, nous allons mettre les bouchées doubles.
Comment expliquez-vous la montée du djihadisme dans un pays comme la Tunisie ?
Il y a eu, ces dernières années, un vrai laxisme des autorités, notamment sous le gouvernement des islamistes. Mais aussi une situation économique et sociale dramatique pour beaucoup de Tunisiens, dont beaucoup de jeunes. Il y a aussi la guerre civile sur notre frontière, en Libye, où plusieurs factions lourdement armées ont fait allégeance à Daech. La Tunisie demeure un havre de démocratie, mais ce n'est plus un havre de paix. Dans la jeunesse désœuvrée, souvent désespérée, l'appel djihadiste a fonctionné. Quatre mille Tunisiens ont rejoint le djihad, en Syrie, en Lybie ou ailleurs. Et quelque 500 sont déjà revenus ici, où ils posent un défi. Sans parler des cinq ou six mille autres que nous avons réussi à empêcher de partir…
Comment comptez-vous surmonter ce défi ?
Ma principale ambition, c'est d'améliorer la situation économique de la population. Lorsque les gens retrouveront espoir, l'islam radical se résorbera. Comme disait saint Thomas d'Aquin : «il faut un minimum de bien-être pour pouvoir pratiquer la vertu »… Mais il y aussi l'éducation, et les valeurs. Nous savons que quatorze siècles nous séparent des islamistes. Ils rêvent d'imposer un retour au 7ème siècle, nous voulons le 21ème. C'est d'ailleurs le principal engagement de mon mandat : faire entrer mon pays dans le 21ème siècle, irrévocablement. J'en ai pris l'engagement, notamment auprès des 1,2 million de femmes qui m'ont fait l'honneur de voter pour moi. Aujourd'hui les islamistes ont échoué, et jamais la Tunisie ne sera gouvernée par la charia. Mais mon objectif personnel, c'est que d'ici la fin de mon mandat, les Tunisiens se sentent de nouveau bien dans leur pays. Qu'ils ne cherchent plus à le quitter, soit pour aller se battre, soit pour émigrer en Europe.


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