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Entretien exclusif avec le Pr. Gilberto Sammartino : Le Xème Congrès de la SENAME est un gage de mon amour pour la Tunisie
Publié dans Tunivisions le 02 - 09 - 2013

A la fin du mois de septembre 2013 se tiendra à Hammamet un important congrès international, le Xème Congrès International de la SENAME (l'Association Méditerranéenne d'implantologie et Dentisterie Moderne). Il sera doublé du Vème Congrès International de l'ATORECD (L'Association Tunisienne Odontologique de Recherches et d'Etudes en Chirurgie et Douleur). L'action est engagée en partenariat avec le plus grand site américain de formation continue en ligne, le Dental XP.
Deux spécialistes sont derrières toute la dynamique de leurs équipes respectives pour réussir cette rencontre de haut niveau. La Tunisienne, Pr. Faten Ben Amor, de la Faculté de médecine dentaire de l'Université de Monastir, et l'illustre Professeur de l'Université de Naples, président de la SENAME, le PR Gilberto Sammartino qui a bien voulu nous recevoir dans sa maison de la médina de Kélibia et répondre à nos questions.
Rappelons que le Pr. G. Sammartino est Chef du département de Chirurgie orale et Directeur de l'Ecole de spécialisation en Chirurgie Odontostomatologica de l'Université de Naples « Federico II » (Italie) et aussi Président de la Société Internationale d'Implantologie Orale basée aux Etats-Unis, l'lCOI Italy Association résident elect de International Academy of Non Tranfusional Hemocompenents. Il est surtout un homme d'une grande amicale, d'une irrésistible sympathie et d'une profonde sensibilité artistique et culturelle, malgré (diraient certains), plutôt grâce (pensons-nous) à son intelligence scientifique, sa compétence académique et son rayonnement international.
Tunivisions : Commençons par le commencement, le Xème Congrès International de la SENAME et le Vème Congrès International de l'ATORECD, à Hammamet à la fin du mois de septembre 2013 ; Pourquoi la Tunisie ?
G. Sammartino : Pour deux raisons fondamentales. La première, c'est le grand amour que j'ai pour cette terre, depuis 30 ans. C'est d'ailleurs pour cette raison que j'ai initié, il y a six mois, une convention entre l'Université de Naples et l'Université de Monastir, et on y a plusieurs projets intéressants, surtout pour la formation.
La deuxième, c'est en quelque sorte un hommage que la SENAME rend à sa Secrétaire Générale, la gentille et inlassable Mme Faten Ben Amor. On a voulu lui faire cadeau, à elle et à son pays, de ce congrès historique de la SENAME (société méditerranéenne d'implantologie) qui implique dans son action 1800 membres de 18 pays de la Méditerranée, du Moyen-Orient et du reste du monde, comme le Yemen et l'Irak par exemple.
Tunivisions : En nous présentant brièvement les objectifs de la SENAME et de l'ATORECD, pouvez-vous nous dire ce qui justifie leur partenariat dans cette rencontre et pratiquement la fusion de leurs actions respectives (X° et V° congrès) en une seule manifestation, celle de Hammamet ?
G. Sammartino : La SENAME est née en 1999 avec pour objectifs : de partager et d'intégrer différentes réalités dans le bassin méditerranéen ; donc un objectif d'échanges culturels. Par ce biais aussi, réussir plus de formation continue entre les pays développés et les pays en développement qui en ont besoin. L'objectif essentiel étant alors de converger les réalités médicales avec les réalités culturelles, sociales, historiques, humaines, dans une homogénéité fondamentale ; donc de réussir un « Shelling » du scientifique et du culturel, mais surtout de l'humain.
On fait de la recherche, et on organise des rencontres culturelles et scientifiques. D'où le partenariat avec l'ATORECD, qui est une association tunisienne, et qui, de par son orientation vers la recherche, la culture et la science, se trouve en homogénéité avec les objectifs de la SENAME.
Tunivisions : Quels sont les résultats attendus de cette rencontre ?
G. Sammartino : Primo, le succès et cela on en est sûr. On a déjà 60 enregistrés d'Italie, 35 de Turquie, beaucoup d'autres de plusieurs pays (Maroc, Irak, Libye, Liban, etc.) ; ce qui nous ferait au moins 150 participants étrangers, à part les Tunisiens qui seront au moins tout aussi nombreux, car je ne pense pas que les intéressés rateraient une telle occasion. En effet, le programme est d'un niveau mondial. On pourrait le faire à New York plutôt qu'à Madrid ou à Londres. Avec en plus des invités difficiles à avoir et difficiles à se payer. Ils viennent bénévolement pour moi, ce sont mes amis personnels et c'est mon cadeau pour le congrès et pour la Tunisie.
Secondo, il y a une formation de haut niveau qui va introduire dans la réalité tunisienne un excellent programme de formation future soit dans l'implantologie, soit dans toutes les matières de la dentisterie.
Tunivisions : Vous êtes dans une spécialité pointue de la médecine, l'implantologie orale. Où en est-on de l'état de la recherche dans ce domaine et quel rôle peut jouer l'action associative dans cette dynamique et sa promotion ?
G. Sammartino : Nous sommes dans une période de grand développement continu des techniques et des technologies en implantologie. Ces rencontres nous permettent de comparer les apports des uns et des autres. La SENAME a une grande opportunité : elle peut organiser des études cliniques et/ou scientifiques de base, exploitant ainsi toutes les positions pour faire des études multicentriques, qui offrent en plus la possibilité d'obtenir des statistiques véritables pour comparer les données et élaborer ainsi une évaluation au vu de ces résultats.
C'est notre façon à nous de chercher à remettre le bassin méditerranéen au centre du monde, comme il l'a toujours été depuis le début de l'Histoire.
Tunivisions : Il faut reconnaître que votre spécialité n'est pas seulement médicale ; elle a aussi des retombées esthétiques, donc des implications psychiques et sociales. Comment conciliez-vous la rigueur scientifique et médicale, avec cette ouverture psycho-sociale de votre spécialité ?
G. Sammartino : Il faut souligner un point initial : Moi, je n'aime pas trop cette société d'aujourd'hui où l'esthétique a pris un rôle si fort, parce que ce n'est pas toujours à valeur éthique : c'est à l'avantage de celui qui a au détriment de celui qui n'a pas. Mais puisque la demande, dans le monde entier et pas seulement en Méditerranée, c'est toujours l'esthétique, alors l'implantologie et la dentisterie en général (qui sont en domaine très subjectif) doivent chercher des paramètres objectifs qui permettent d'évaluer et de faire évoluer les techniques chirurgicales et autres afin d'obtenir des résultats qui sont dans la même perspective que la demande des patients.
Tunivisions : Est-ce ici qu'interviennent les Nouvelles technologies et par conséquent votre partenariat avec Dental XP, comme avec l'ATORECD ?
G. Sammartino : Oui, bien sûr.
Tunivisions : Comment jugez-vous la dentisterie en Tunisie ?
G. Sammartino : Bon, pour être honnête, ici il y a une grande volonté d'évoluer. On a de grandes ressources humaines, surtout les jeunes qui ont faim d'apprendre.
Mais l'état de la dentisterie tunisienne est un état dans la moyenne, en évolution, mais pas encore au niveau occidental. Bien sûr entre ces moyennes, il y a des excellences qui peuvent s'asseoir à la même table ronde que les grands.
Ce que je voudrais pour MA Tunisie, c'est que la prochaine fois que vous me poseriez la même question, je puisse vous répondre : « le niveau est exceptionnel et l'a rien à envier à l'Occident ».
Tunivisions : Il faut dire que vous êtes tunisien aussi, d'une certaine manière, puisque vous avez élu domicile à Kélibia, en tout cas de par la maison que vous y avez acquise ?
G. Sammartino : J'ai acheté la maison à Kélibia parce que j'aime la ville de Kélibia. J'aime toute la Tunisie : j'aime l'esprit de mystère, les couleurs, les parfums, l'ambiance de la Tunisie.
Kélibia en particulier est une ville très belle, pas trop connue pour le tourisme international, c'est une ville où je peux me plonger dans la réalité tunisienne en paix et sans trop d'interférences occidentales. C'est pour ça qu'elle est un petit charme pour moi !
Ma maison, j'espère qu'un jour elle sera le foyer ou le berceau de mon retrait.
Tunivisions : Votre maison est un vrai bijou du patrimoine arabo-musulman, où placez-vous cet amour du patrimoine dans l'ensemble non négligeable de vos occupations académiques, médicales et associatives ?
G. Sammartino : Moi, dans ma vie, j'ai pas eu que le travail et la profession. J'ai toujours eu un intérêt pluriel, pour des choses différentes. Je pense que pour avoir un esprit complet, il faut que notre esprit soit large. J'ai acheté cette maison et j'ai plusieurs problèmes, comme vous pouvez l'imaginer ; et quand je l'ai terminée, l'architecte m'a dit : « Vraiment, on peut vous dire merci. Parce que nous, les Tunisiens, nous détruisons notre tradition pour faire des choses modernes, et vous, vous restaurez notre patrimoine et vous lui redonnez vie ! »
Tunivisions : Et le mot de la fin ?
G. Sammartino : J'espère que mes efforts et le grand courage qu'il y faut pour ces efforts, avec la collaboration vraiment remarquable, amicale et inlassable de Mme Faten Ben Amor, peuvent donner quelque chose à la société, aux sociétés, mais surtout à la réalité humaine et professionnelle de cet aimable pays et sa jeunesse, surtout maintenant, en ces temps où les conditions paraissent difficiles.


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